Grève du 5 novembre, blocages des lycées, Gilets jaunes : une semaine à haut risque et un gouvernement complètement dépassé
La France, vieille démocratie, parmi les plus grandes puissances économiques et militaires, n’arrive pas à assurer la sécurité du pays. La première mission de l’État est d’assurer la sécurité des personnes et des biens. Quelque 565 personnes ont été interpellées sur tout le territoire et cinq membres des forces de l’ordre ont été blessés à Paris. Cette nouvelle journée intervenait cinq jours avant la journée de grèves et de manifestations à l’appel de l’intersyndicale du jeudi 5 novembre. L'organisation Les Lycéens appelle au blocus des lycées "dès lundi.
Par Karim Maloum
Publié le 1 novembre 2026

Le blocage de nombreux lycées pourrait reprendre dès le lundi de la rentrée partout en France.
Une semaine à haut risque, impliquant des manifestations pendant toute la semaine, avec sans aucun doute des actes violents de l’extrême gauche et de leurs alliés, tels que le 17 octobre dernier. Une journée de grève, à l’appel des syndicats, est également prévue jeudi prochain et la coordination des gilets jaunes a appelé à faire « un six-seven populaire » en poursuivant « le mouvement les 6 et 7 novembre ».
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Le blocage de nombreux lycées pourrait reprendre dès le lundi de la rentrée partout en France. Après 15 jours de vacances, «bien sûr qu’on appelle au blocus» et «les lycées seront bloqués, et ce dès lundi», a affirmé M. Sourzat sur RMC. Pierre Sourzat, à la tête des Lycéens!, a appelé dimanche au blocus des lycées «dès lundi», dénonçant la «politique de comptoir» du gouvernement qui a dévoilé en début de semaine plusieurs mesures pour tenter d’éteindre la colère des jeunes.
«Ce sera plus à partir de mardi, mais on sait qu’il y a des lycées qui vont être bloqués dès demain. Et nous soutenons tous nos camarades qui bloquent leurs lycées dès demain», a-t-il précisé alors que l’Union syndicale lycéenne (USL) et l’Union étudiante ont appelé samedi à bloquer lycées et universités mardi puis jeudi 5 novembre, journée de grève interprofessionnelle.
Emmanuel Macron avait appelé jeudi à la reprise des cours dans «le calme», «compte tenu du fait que la jeunesse a été entendue».
Le président « ne nous a pas entendus (…) il (ne) nous n’a presque rien donné », a rétorqué Pierre Sourzat. « Le gouvernement a fait avec nous de la politique de comptoir. Il nous a un peu méprisés, limite il se moque de nous », a-t-il fustigé.
De nouveaux blocages sont aussi annoncés pour jeudi 5 novembre
Les dégradations, le pillage et les agressions contre les forces de l’ordre ne font que se poursuivre. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a estimé que les « cortèges » se sont « bien déroulés » samedi 31 octobre, malgré « la violence inouïe » de groupes de casseurs, visant des groupes « d’ultragauche » qui ont pris à partie les forces de l’ordre.
Il a qualifié de « tentative de meurtre » contre les forces de l’ordre le lancement d’un cocktail Molotov contre un gendarme mobile à Paris, qui a été légèrement blessé.
La mobilisation lycéenne « se poursuit », a assuré au micro de BFMTV Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-Fsu, car « les organisations de jeunesse ont estimé que les revendications n’étaient pas complètement satisfaites ». « La balle est dans le camp du gouvernement qui doit complètement répondre aux jeunes pour qu’on puisse ensuite avoir le retour à une année normale », a-t-elle estimé, appelant le gouvernement à « assumer ses responsabilités ».
Ce sera le principal rendez-vous social de la semaine, c’est certain. La CFDT, la CGT, FO, l’Unsa et la FSU, cinq syndicats, ont lancé un appel à faire grève et à participer à des manifestations le jeudi 5 novembre 2026.
Le mouvement concerne aussi bien le secteur public que le secteur privé. Et la mobilisation s’annonce « massive », a estimé ce dimanche Force ouvrière, sur BFMTV.
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