Dette française : Marine Le Pen et David Lisnard dénoncent le « le bilan implacable de dix ans de macronisme »
La situation promet de se tendre encore, avec le débat budgétaire puis la campagne présidentielle. Au lendemain d’une nouvelle flambée de la dette souveraine, qui atteint mardi 18 août des niveaux comparables à ceux de 2008, la candidate du RN à l'élection présidentielle pointe en particulier la responsabilité du chef de l'État et de son ex-Premier ministre Édouard Philippe, lui aussi candidat déclaré à l'Élysée, tous deux accusés d'avoir fait "des chèques sans provision dont il faut désormais payer les conséquences". David Lisnard a relevé sur X que cette année "les intérêts de la dette coûteront plus cher aux Français que le budget de l'Éducation nationale". Le candidat libéral ( prône "un vrai plan d'intervention" pour "revoir totalement le modèle de l'État providence", mais aussi "gérer l'État en mode projet, comme on le fait dans une entreprise".
Par Karim Maloum
Publié le 20 août 2026

David Lisnard : "les intérêts de la dette coûteront plus cher aux Français que le budget de l'Éducation nationale"
La candidate du Rassemblement national à la présidentielle, Marine Le Pen, s’est alarmée mercredi des «taux records» de la dette française, au plus haut depuis près de vingt ans, et a promis de «nettoyer les écuries d’Augias» des finances publiques si elle est élue à l’Élysée. Autre candidat déclaré à l’Élysée, David Lisnard a relevé sur X que cette année « les intérêts de la dette coûteront plus cher aux Français que le budget de l’Éducation nationale ».
Le taux d’intérêt de la dette française continue de grimper et atteint mardi 18 août des niveaux comparables à ceux de 2008, en pleine crise financière mondiale. La flambée sur fond de flambée du coût des emprunts des États sur les marchés des obligations est généralisée.
«Les taux auxquels emprunte la France atteignent de tristes records depuis la crise financière de 2008», a souligné sur X la patronne du RN, au lendemain d’une nouvelle flambée de la dette souveraine, dont le taux de référence à dix ans a atteint 4,10% sur fond de hausse généralisée du coût des emprunts des États.
Voilà le bilan implacable de dix ans de macronisme et d’une politique économique que je n’ai eu de cesse de combattre : les taux auxquels emprunte la France atteignent de tristes records depuis la crise financière de 2008.
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) August 19, 2026
Ce bilan aurait été encore plus terrible sans la… pic.twitter.com/zSgb57ma1I
Marine Le Pen y voit pour sa part « le bilan implacable de dix ans de macronisme » et pointe en particulier la responsabilité du chef de l’État et de son ex-Premier ministre Édouard Philippe, lui aussi candidat déclaré à l’Élysée, tous deux accusés d’avoir fait « des chèques sans provision dont il faut désormais payer les conséquences ».
«Il est grand temps de nettoyer les écuries d’Augias que sont devenus les comptes de la nation!», ajoute la cheffe de file du camp nationaliste, qui se targue de disposer «du courage et de la détermination» pour mener à bien cette tâche.
David Lisnard : « les intérêts de la dette coûteront plus cher aux Français que le budget de l’Éducation nationale »
Autre candidat déclaré à l’Élysée, David Lisnard a relevé sur X que cette année « les intérêts de la dette coûteront plus cher aux Français que le budget de l’Éducation nationale ». Le candidat libérale (sous les couleurs de son parti Nouvelle Énergie) prône « un vrai plan d’intervention » pour « revoir totalement le modèle de l’État providence », mais aussi « gérer l’État en mode projet, comme on le fait dans une entreprise ».
Quand nous faisons le plein d’essence ou remplissons notre caddie au supermarché, quand nous payons nos impôts, nous payons plus désormais pour les seuls intérêts de la dette de l’Etat que pour l’Education Nationale, plus que pour l’armée, 7 fois plus que pour la Justice !
— David Lisnard (@davidlisnard) August 19, 2026
Oui,… pic.twitter.com/2k6nAVAYcM
David Lisnard a relevé sur X que cette année «les intérêts de la dette coûteront plus cher aux Français que le budget de l’Éducation nationale».
Car, insiste-t-il, «la dette, c’est pas virtuel» et on ne peut pas «la renouveler sans conséquence». Une allusion indirecte au discours de Jean-Luc Mélenchon, qui suggère d’annuler la part de dette détenue par la Banque de France, que l’on pourrait selon lui «foutre au feu» car «personne ne s’apercevra jamais que ça a disparu».
L’Insee a publié ce jeudi les chiffres de la dette française au premier trimestre 2026. Elle s’élève désormais à 117,5% du PIB après avoir grimpé de plus de 75 milliards d’euros par rapport à fin 2025. La dette publique française évolue sur une trajectoire ascendante presque ininterrompue depuis des décennies. Portée par des crises successives et des déficits structurels, elle s’est alourdie de manière très spectaculaire, traversant les quinquennats sans réelle inflexion durable.
Mardi 18 août, le rendement de l’obligation assimilable au Trésor (OAT) de référence à 10 ans s’est hissé au-dessus de 4,10 %. L’écart de taux avec l’Allemagne – le spread – a dépassé les 85 points de base, une altitude comparable à celles atteintes lors des chutes des gouvernements de Michel Barnier, en décembre 2024, de François Bayrou, en septembre 2025, ou de Sébastien Lecornu, en octobre 2025, avant que celui-ci ne soit renommé à Matign
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