Condamné pour terrorisme : l’Algérie ne veut pas reprendre Tewffik Bouallag, la France ne doit pas céder

Par Kamel Bencheikh

Publié le 15 août 2026

Condamné pour terrorisme : l’Algérie ne veut pas reprendre Tewffik Bouallag, la France ne doit pas céder

La France doit respecter l’État de droit, bien sûr. Mais l’État de droit ne signifie pas l’impuissance de l’État. L’Algérie ne peut pas choisir ses ressortissants selon qu’ils sont honorables ou encombrants.

L’affaire Tewffik Bouallag dit beaucoup de l’état de des relations de la France avec l’Algérie. 

Cet ancien combattant de Daech, condamné en France à treize ans de prison pour avoir rejoint l’organisation terroriste en Syrie, a été libéré en avril 2026. Il se trouve aujourd’hui en situation irrégulière et souhaite quitter la France pour rejoindre l’Algérie. Il affirme lui-même ne jamais s’être senti français. Mais Alger refuse de le reprendre. 

La situation est ubuesque. Un homme condamné pour terrorisme, qui ne revendique aucune appartenance à la France et qui demande à partir, ne peut pourtant pas être éloigné parce que son pays d’origine refuse de l’accueillir. 

La France doit respecter l’État de droit, bien sûr. Mais l’État de droit ne signifie pas l’impuissance de l’État. L’Algérie ne peut pas choisir ses ressortissants selon qu’ils sont honorables ou encombrants. Un État assume ses citoyens, y compris lorsque ceux-ci ont commis des actes qui le mettent dans une situation embarrassante. La France doit donc tenir bon. Elle ne doit ni supplier ni céder. 

Cette affaire dépasse le seul cas Bouallag. Elle pose une question de souveraineté : une démocratie peut-elle accepter qu’un État étranger décide, par son refus, de maintenir sur son territoire un homme dont elle souhaite l’éloignement ? La réponse doit être claire : non. 

La France doit exiger que l’Algérie assume ses responsabilités. La fermeté n’est pas une provocation. C’est la condition d’une relation équilibrée entre deux États souverains. Et dans cette affaire, une chose est particulièrement simple : Bouallag veut quitter la France. La France veut qu’il parte. Il appartient donc à l’Algérie de le reprendre. La France ne doit pas céder.

K. B.

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