Commerces saccagés et pillés : chômage partiel, Prêts à taux zéro, fonds de soutien… le gouvernement dévoile un « paquet d’aides »
Le ministre du Commerce, Serge Papin, a dévoilé mardi 20 octobre une série de mesures d'aide pour soutenir les commerçants dont les magasins ont été touchés par les pillages et les dégradations samedi 17 et dimanche 18 octobre. Parmi elles figurent notamment : fonds de soutien, reports de charges, le chômage partiel, pris en charge à 100 %. Pour rappel, selon les premières estimations du réseau des chambres de commerce et d'industrie, les dégâts sur l'ensemble du pays se chiffrent en centaines de millions d'euros.
Publié le 20 octobre 2026

Au moins 3.000 commerces ont été touchés par des dégradations et des pillages ce week-end du 17 octobre.
Chômage partiel, fonds de soutien et reports de charges : le gouvernement annonce ses premières mesures après les dégradations qui ont touché des milliers de commerces. Dès mardi, le chômage partiel sera pris en charge à 100 % pour les commerces contraints de fermer. La Direction générale des finances publiques (DGFiP) a notamment été sollicitée pour permettre un échelonnement simplifié des créances fiscales.
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Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a annoncé ce mardi plusieurs mesures pour accompagner les commerces victimes des dégradations et pillages. Outre la création d’un fonds de soutien doit aussi répondre aux besoins urgents de trésorerie. Le gouvernement prévoit également le report de charges sociales et fiscales. Les assureurs sont invités à accélérer les expertises et à verser des acomptes aux commerçants sinistrés. Les annonces seront précisées à l’issue d’un conseil d’entreprises ce mardi midi à Bercy.
Sous très forte pression, après les violences et pillages en marge des émeutes du samedi, le ministre a également insisté sur la nécessité de «faire payer les pillards», évoquant le futur examen du projet de loi «casseur-payeur». Il a précisé que les revenus illicites issus de trafics, de vols ou du recel de biens dérobés seraient déduits des prestations sociales. Pour y parvenir, David Amiel entend notamment accélérer les échanges d’informations entre administrations, en s’appuyant sur les moyens supplémentaires prévus par la loi contre les fraudes adoptée cette année.
À noter que des reports de charges salariales seront possibles « à la demande » et que des prêts à taux zéro pouvant aller jusqu’à 50 000 euros seront proposés aux commerçants pour restaurer leur magasin. Le ministre du Commerce a, pour le moment, écarté l’idée de mettre en place un « prêt garanti par l’État » (PGE), « pas nécessaire » selon lui.
Des annonces de biens pillés déjà en ligne
Pour rappel, selon les premières estimations du réseau des chambres de commerce et d’industrie, les dégâts sur l’ensemble du pays se chiffrent en centaines de millions d’euros.
Vinted, Leboncoin, Amazon, eBay, Meta et TikTok ont été réunis pour retirer les annonces suspectes et faciliter les échanges avec les enquêteurs. Ce mardi, les réseaux sociaux doivent à leur tour discuter avec le gouvernement des actions possibles face aux violences en ligne.
Sur le volet sécuritaire, Sébastien Lecornu a par ailleurs annoncé ce lundi avoir demandé aux préfets de « déclencher un certain nombre de couvre-feux » qui seront « partiels » et « localisés », afin de protéger notamment les commerces. Le Premier ministre a indiqué qu’un état d’urgence pourrait être instauré « si c’est utile », tout en estimant que la mise en place de couvre-feux paraissait « davantage adaptée ».
Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a annoncé «149 incarcérations» suite aux violences du 17 octobre. Il a ajouté que la réponse pénale doit être «extrêmement ferme» pour éviter que les habitants fassent «justice eux-mêmes».
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