Ces médecins exerçant en France diplômés en Algérie
Près de 40 % des médecins exerçant en France et diplômés à l’étranger hors UE sont venus d’Algérie. Ce chiffre rendu public cette semaine, à l’occasion de la visite du président français dans un hôpital de l’Ariège, est révélateur à plus d’un titre.
Publié le 30 avril 2026

Face à un docteur formé à Oran, Emmanuel Macron a évoqué ces médecins venus d’Algérie et d’autres pays hors UE et déploré le système de régularisation actuellement en vigueur pour ces praticiens.
Lors d’une récente visite du président de la République dans un hôpital de l’Ariège, des statistiques officielles (arrêtées à la fin de l’année 2024) ont été rendues publiques concernant les médecins ayant obtenu leur diplôme à l’étranger dans des pays hors Union européenne. Et deux chiffres ont particulièrement attiré l’attention : celui du nombre total de cette catégorie de médecins (19 154) et celui relatif aux médecins venus d’Algérie (38,8 %).
Le chiffre concernant les médecins venus d’Algérie peut étonner mais s’explique sans difficulté. Le cursus des étudiants dans les facultés de médecine algériennes est dispensé en langue française, ce qui fait que ces médecins sont opérationnels dès leur arrivée en France, alors que ceux qui viennent de pays de l’UE peuvent avoir besoin de cours de français.
Une double perte pour le pays d’origine
Pour les médecins algériens qui veulent s’expatrier, le choix de la France se fait naturellement. Outre la langue d’études et la maîtrise du français, il y a l’aspect culturel de manière générale et assez souvent un contexte familial, de très nombreux Algériens ayant des proches en France.
Cette situation est une véritable aubaine pour la France qui voit des médecins intégrer ses structures de santé sans avoir investi un centime pour leur formation. D’ailleurs, face à un docteur formé à Oran, Emmanuel Macron a évoqué ces médecins venus d’Algérie et d’autres pays hors UE et déploré le système de régularisation actuellement en vigueur pour ces praticiens.
Par contre, pour le pays d’origine de ces médecins c’est une double perte : celle du lourd investissement pour les former et celle qui touche aux besoins locaux en médecins.
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