Elle demeure divisée après la désignation de Bruno Retailleau pour la présidentielle : comment la droite pourrait convaincre les Français ?

Bruno Retailleau a été désigné dimanche par les adhérents comme le candidat des Républicains pour la présidentielle 2027, dans l'indifférence générale. Les Français sont préoccupés par les hausses des prix, notamment des carburants, par la guerre au Moyen-Orient et par l'insécurité. Un contraste frappant avec les préoccupations des Français. Bruno Retailleau a pris de court tous ses concurrents au centre et à droite. Sa méthode ne fait pas l'unanimité.

Par Karim Maloum

Publié le 20 avril 2026

Elle demeure divisée après la désignation de Bruno Retailleau pour la présidentielle : comment  la droite pourrait convaincre les Français ?

Le président de LR a été désigné ce dimanche candidat à l'élection présidentielle par les adhérents.

Au terme d’une consultation interne organisée les 18 et 19 avril, Bruno Retailleau, président du mouvement depuis mai 2025, a été désigné comme candidat officiel du parti à l’élection présidentielle de 2027.

Un scrutin qui n’a mobilisé que 60 % des adhérents. Soit moins de 46 000 personnes, qui devaient se prononcer entre trois possibilités : le choix direct de Bruno Retailleau (qui a recueilli 73,8 % des voix), une primaire fermée destinée exclusivement aux candidats et aux membres de LR (12,2 %), une primaire aux sympathisants, mais réservée aux prétendants LR (14 %).

Cette faible participation au scrutin n’a pas permis de convaincre une partie des élus de droite. C’est le cas de Jean-François Copé, qui a annoncé ne pas avoir voté car il « désapprouvait la méthode ». Il y a évidemment Laurent Wauquiez qui avait annoncé vouloir voter blanc.

Michel Barnier, sur France 3 dimanche, a indiqué avoir voté pour une primaire «la plus ouverte possible», peu fan de l’idée de «prédestiner une élection d’un candidat, fut-il président du parti».

Ce vote ne fait pas l’unanimité

Dans un contexte où les Français sont préoccupés par les inquiétudes concernant le pouvoir d’achat et les nombreuses incertitudes, ce vote d’une partie des adhérents ne résout aucun problème. Pour qu’un candidat de la droite et du centre puisse remporter l’élection présidentielle, il est nécessaire d’obtenir un soutien massif des dirigeants de droite et du centre droit. C’est mal parti pour l’instant.

Pour autant, ce vote ne fait pas l’unanimité. Des voix critiques au sein de la droite, comme celle de David Lisnard (qui a quitté LR fin mars), avaient dénoncé à l’avance un « scrutin biaisé » ou un manque de réelle compétition.

Le maire de Cannes a réagi à cette désignation en appelant à « organiser la grande confrontation, ouverte à tous, pour désigner le candidat qui pourra gagner à la présidentielle ». Il s’est déjà déclaré candidat à l’élection présidentielle, et en a profité pour appeler à rejoindre son parti, Nouvelle Energie.

Le lendemain de cette désignation de candidat officiel à la présidentielle, les intellectuels ou dirigeants des droites n’ont pas fait la publicité de cette désignation. C’est là que réside le problème de Bruno Retailleau. L’ancien ministre de l’Intérieur n’a pas convaincu ses amis et alliés. Comment pourrait-il convaincre les Français?

K. M.

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