Des élus américains invoquent le 25e amendement pour destituer Donald Trump après ses propos sur l’Iran
Quatre-vingt-cinq démocrates de la Chambre des représentants ont demandé au vice-président JD Vance de destituer le président américain ce mardi en raison de l'escalade de ses menaces à l'encontre de l'Iran, selon les médias américains, dont Wall Street Journal et Axios.
Par Karim Maloum
Publié le 8 avril 2026

Adopté en février 1967, le 25e amendement prévoit dans sa section 4 la possibilité que le président en exercice soit écarté de ses responsabilités malgré lui
«Ses facultés mentales sont en train de s’effondrer». Des élus américains invoquent le 25e amendement pour destituer Donald Trump après ses propos sur l’Iran. C’est une petite musique qui revient ces derniers jours à Washington. Des voix s’élèvent aux États-Unis, y compris chez les ultraconservateurs, pour lancer une procédure visant à déposer de force un président jugé incapable d’exercer ses fonctions.
«Ses facultés mentales sont en train de s’effondrer.» Des élus américains invoquent le 25e amendement pour destituer Donald Trump après ses propos sur l’Iran. C’est une petite musique qui revient ces derniers jours à Washington y compris chez les conservateurs, pour lancer une procédure visant à déposer de force un président jugé incapable d’exercer ses fonctions.
« Ouvrez le Putain de Détroit, espèce de tarés, ou vous vivrez en Enfer – VOUS ALLEZ VOIR ! » Les mots ne sont pas ceux d’un internaute lambda sur les réseaux sociaux mais bien du président des États-Unis. Donald Trump a menacé mardi, à quelques heures de la fin d’un ultimatum donné à l’Iran, d’éradiquer « une civilisation entière »
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Ces propos virulents du président américain Donald Trump (d’éradiquer « une civilisation entière ») heurtent par leur virulence et leur absence totale de retenue oratoire, plusieurs élus du Congrès, de gauche comme de droite, et personnalités politiques américaines qui évoquent la possibilité d’une destitution du président américain via le 25e amendement de la Constitution.
Des voix s’élèvent aux États-Unis, y compris chez les conservateurs, pour lancer une procédure visant à déposer de force un président jugé incapable d’exercer ses fonctions. Ces élus ont invoqué mardi le 25e amendement de la constitution américaine. Les dirigeants démocrates ont demandé au Congrès, qui est majoritairement républicain, de se conformer à la Constitution après les menaces existentielles proférées par Donald Trump à l’égard de l’Iran.
Ce texte permet, au travers d’une procédure contraignante, de déposer de force un président jugé incapable d’exercer ses fonctions. « Les facultés mentales du président sont en train de s’effondrer », a dénoncé l’élue progressiste Alexandria Ocasio Cortez. Les opposants de Donald Trump s’interrogent sur la santé mentale de Donald Trump et interprètent ses dernières déclarations comme autant de preuves qu’il s’enfonce dans la démence.
Même parmi les partisans de Trump, il y a certaines voix qui commencent à s’élever
Les opposants de Donald Trump s’interrogent au contraire sur sa santé mentale et interprètent ses dernières déclarations comme autant de preuves qu’il s’enfonce dans la démence. «Les facultés mentales du président sont en train de s’effondrer», a dénoncé l’élue progressiste Alexandria Ocasio Cortez. Le sénateur démocrate du Connecticut Chris Murphy n’avait pas de mots assez forts pour qualifier l’état psychologique de l’occupant de la Maison Blanche.
«Si j’étais un membre du cabinet Trump, je passerais Pâques à appeler des juristes constitutionnels au sujet du 25e amendement. C’est complètement, totalement délirant. Il a déjà tué des milliers de personnes. Il va en tuer des milliers d’autres», alertait-il.
Même au sein de son camp, certaines voix commencent à s’élever. « Le temps est venu de dire non » au président, a lancé de son côté l’influent commentateur d’extrême droite Tucker Carlson, à l’intention des cadres de la Maison Blanche et de l’armée. L’ex-députée trumpiste Marjorie Taylor Greene, devenue féroce critique, avait estimé dimanche que Donald Trump était « devenu fou ». Rejoignant les nombreux élus démocrates, cette figure ultra-conservatrice a aussi plaidé mardi pour le recours au 25ème amendement.
Adopté en février 1967, le 25e amendement prévoit, dans sa section 4, la possibilité que le président en exercice soit écarté de ses responsabilités malgré lui, s’il est avéré qu’il se trouve « dans l’incapacité d’exercer les pouvoirs et les responsabilités de sa fonction ».
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