«La bataille continue» au Liban, Israël refuse de stopper son offensive; le cessez-le-feu s’appliquait « partout, y compris au Liban et ailleurs »

Cette affirmation contredit une annonce faite plus tôt par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur dans le conflit, assurant que le cessez-le-feu s'appliquait « partout, y compris au Liban et ailleurs ». Emmanuel Macron a qualifié mercredi de « très bonne chose » l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, en demandant que cette trêve inclue « pleinement » le Liban alors qu’Israël refuse de stopper son offensive dans le sud du pays.

Par Karim Maloum

Publié le 8 avril 2026

«La bataille continue» au Liban, Israël refuse de stopper son offensive; le cessez-le-feu s’appliquait « partout, y compris au Liban et ailleurs »

Israël soutient l'accord de cessez-le-feu avec l'Iran, mais précise qu'il « n'inclut par le Liban ».

Israël veut poursuivre sa guerre contre le Hezbollah. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu a dit soutenir, mercredi 8 avril, la décision du président américain Donald Trump de suspendre les frappes contre l’Iran pendant deux semaines dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu en échange de la réouverture du détroit d’Ormuz, mais a assuré que la trêve n’incluait pas le Liban. 

Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a, en effet, affirmé mercredi 8 avril que l’accord de cessez-le-feu « n’inclut pas le Liban », où Israël mène une invasion dans le sud. Israël « soutient (toutefois) la décision du président Trump de suspendre les frappes » en échange de la réouverture « immédiate des détroits ».

Cette position contredit les déclarations faites quelques heures plus tôt par Shehbaz Sharif. Le Premier ministre pakistanais, qui joue un rôle de médiateur entre les États-Unis et l’Iran, avait affirmé que la trêve devait s’appliquer « partout, y compris au Liban ».
Une divergence qui met en évidence les zones d’ombre qui continuent d’entourer la trêve.

«La bataille continue au Liban où le cessez-le-feu ne s’applique pas», avait déclaré plus tôt le colonel Adraee, qui a lancé trois appels à évacuer dans le pays voisin depuis l’entrée en vigueur d’une trêve de 15 jours avec l’Iran décrétée par Donald Trump. Israël est en guerre ouverte au Liban contre le Hezbollah, mouvement chiite allié de Téhéran, depuis le 2 mars.

Le président français, Emmanuel Macron, a qualifié de « très bonne chose » l’annonce d’un cessez-le-feu en Iran, en appelant à son plein respect « dans les jours et semaines à venir » afin d’engager des négociations avec l’Iran sur tous les enjeux de sécurité en suspens et en demandant qu’il inclue « pleinement » le Liban.

« Nous attendons, pour les jours et les semaines qui viennent, qu’il puisse être pleinement respecté dans toute la région et permettre que des négociations se tiennent qui, comme d’ailleurs la France le défend depuis 2018, permettent de régler de manière durable les questions nucléaires, balistiques, régionales qui ont trait à l’Iran », a-t-il dit.

L’Espagne considère que la poursuite de la guerre au Liban par Israël est «inacceptable»

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a jugé mercredi «inacceptable» qu’Israël poursuive les combats au Liban, après la trêve conclue entre les États-Unis et l’Iran.

«Il est inacceptable que la guerre d’Israël, l’invasion par Israël d’un pays souverain comme le Liban […] se poursuivent», a déclaré M. Albares à la radio RNE, tandis que le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a qualifié la trêve en Iran de «bonne nouvelle» sur X.

Ghalibaf et Vance attendus à Islamabad vendredi pour des pourparlers selon Al Jazeera

Le président du parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, doit diriger l’équipe de négociation iranienne lors des pourparlers de vendredi dans la capitale pakistanaise, Islamabad, le vice-président JD Vance devant représenter la délégation américaine, selon l’agence iranienne ISNA.

Le rapport indique que le cadre de la proposition en dix points de l’Iran inclut non seulement son programme nucléaire et sa sécurité régionale, mais aussi les sanctions primaires et secondaires de l’Iran, qui remontent à environ 45 ans.

K. M.

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