Violences du 17 octobre : la coordination des gilets jaunes annonce un «acte II» pour samedi prochain, la République est la cible
La République a été attaquée et prise pour cible. La coordination de gilets jaunes à l’origine des manifestations samedi dernier en France contre le "coût de la vie", qui ont viré au chaos dans plusieurs villes, annonce lundi matin un «acte II» avec de nouvelles actions pour samedi 24 octobre. Tous les rassemblements et manifestations à Marseille, de 12h à 20h, sont interdits ce lundi 19 octobre, a indiqué la préfecture des Bouches-du-Rhône, après un week-end de violence en marge de la mobilisation du 17 octobre.
Par Karim Maloum
Publié le 19 octobre 2026

Tout rassemblement ou manifestation est interdit à Marseille de 12h à 20h.
Les émeutes qui ont éclaté le week-end du 17 octobre resteront gravées dans l’histoire collective. Elles ont été accompagnées de violences et de pillages, causant la destruction de nombreux commerces.
La violence politique a pour objectif de s’en prendre aux symboles de la République et aux représentants de l’autorité de l’État. Il y a eu des actes de vandalisme contre des mairies et des préfectures, avec des incendies parfois. Il y a eu une agression contre des policiers et des gendarmes. La République est plus fragile qu’elle ne l’a jamais été depuis le retour du général de Gaulle au pouvoir en 1958.
Sur le site 17octobregiletjaune.net, cette coordination a affiché une carte des mobilisations prévues le 24 octobre avec déjà plusieurs dizaines d’actions programmées. «Il y a clairement une énorme poussée pour qu’il y ait un Acte II», a expliqué à l’AFP Benjamin Ball, éditeur de ce site.
L’allocution d’Emmanuel Macron, attendue, après les graves événements qu’a connus la France ce weekend en marge des manifestations sur la chute du pouvoir d’achat et en lien avec le mouvement lycéen, n’a pas répondu clairement aux interrogations des Français et n’a pas annoncé de décisions fortes à la mesure de la gravité de la situation.
«Il y a déjà des dizaines de détentions provisoires»
Depuis samedi, les partisans du chaos ont affiché leur volonté de détruire la France. La capitale n’est pas le seul endroit où cette violence est présente. Des bandes d’ultragauche sont entrées en action à Marseille, Limoges, Lyon et Bordeaux, causant la destruction de dizaines de commerces et provoquant autant d’incendies.
Gérald Darmanin a également fait part du fait que plusieurs individus ont été placés en détention provisoire. « Il y a eu 2 331 gardes à vue pendant le week-end, 70 % sont des majeurs, très souvent connus des services de police », dont « plus de 80 % » font l’objet de poursuites, et « il y a déjà des dizaines de détentions provisoires, dont treize à Marseille », particulièrement touchée par les violences, a fait savoir le ministre de la justice.
Les cendres de la journée précédente étaient encore chaudes, mais cela n’a pas empêché les pillards de revenir. Rappelons qu’à Limoges, l’hôtel de ville a été ravagé par un incendie. À Marseille, la mairie a été envahie et dégradée. À Lyon et Bordeaux, les destructions ont également été importantes.
Tout rassemblement ou manifestation est interdit à Marseille de 12h à 20h
La préfecture de police des Bouches-du-Rhône a annoncé par arrêté préfectoral l’interdiction de « tout rassemblement et manifestation sur l’ensemble de la commune » de Marseille de midi à 20 h ce lundi, après des violences et pillages dans la ville en marge de la journée de manifestation de samedi.
🚨 MARSEILLE | ARRÊTÉ PRÉFECTORAL Interdiction de tout rassemblement et manifestation sur l’ensemble de la commune de 12h à 20h ce jour, lundi 19 octobre 2026. https://t.co/9R6KdsGTvs
— Préfète de police déléguée des Bouches-du-Rhône (@prefpolice13) October 19, 2026
Dimanche, 18 octobre, lors de la réunion, le maire de Marseille, Benoît Payan, a exprimé sa colère après les pillages et les dégradations qui ont eu lieu pendant les manifestations. L’élu dénonce un « drame », une situation « insupportable ».
« Je n’ai pas les mots pour décrire ce que jamais je n’aurais imaginé vivre dans cette ville », a lancé l’élu en parlant de la « horde » qui s’en est prise à sa ville.
« J’ai assisté, tremblant pour la vie des gens, à une situation de cynisme », a dit l’élu qui veut que la « lumière totale soit faite » sur ce qu’il s’est passé. Le maire a indiqué qu’il avait alerté sur les risques à venir. « La République ne peut pas être livrée à des hordes de casseurs », a dénoncé l’élu.
Plus de 30 000 pilleurs ont été dénombrés samedi au plus fort des émeutes dans les rues de Marseille, dans le sud de la France, ont annoncé dimanche les autorités locales dans un bilan chiffré.
Parmi ces pilleurs, se trouvaient 8 000 « émeutiers », ajoute la préfecture des Bouches-du-Rhône, en évoquant 99 gardes à vue liées directement aux émeutes et 118 blessés parmi les forces de l’ordre.
Parmi ces pilleurs, se trouvaient 8.000 « émeutiers », ajoute la préfecture, en évoquant 99 gardes à vue liées directement aux émeutes et 118 blessés parmi les forces de l’ordre.
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