Après les pressions de Donald Trump, Emmanuel Macron annonce que les pays du G7 vont prélever sur leurs stocks « jusqu’à 100 millions de barils » pour faire baisser les prix

Les pays du G7 vont libérer "jusqu’à 100 millions de barils" de "diesel et de pétrole brut", "dans les quatre mois", a annoncé Emmanuel Macron ce vendredi. Les États-Unis faisaient pression sur l'Europe depuis plusieurs jours pour qu'elle libère une partie de ses stocks de carburants. Selon plusieurs médias, Washington fait notamment pression sur la France et l’Allemagne pour qu’elles puisent dans leurs réserves stratégiques. Ces stocks servent de filet de sécurité en cas de chocs économiques ou de perturbations. L’efficacité réelle de cette mesure reste discutée.

Par Redaction Rupture

Publié le 2 octobre 2026

Après les pressions de Donald Trump, Emmanuel Macron annonce que les pays du G7 vont prélever sur leurs stocks « jusqu’à 100 millions de barils » pour faire baisser les prix

Selon plusieurs médias, Washington fait notamment pression sur la France et l’Allemagne pour qu’elles puisent dans leurs réserves stratégiques.

Les pays du G7 vont libérer « jusqu’à 100 millions de barils » de « diesel et de pétrole brut », « dans les quatre mois », a annoncé Emmanuel Macron ce vendredi, indiquant que cela « devrait faire baisser les prix ». Donald Trump pressait depuis plusieurs jours les pays européens de libérer des stocks pour détendre les prix des carburants et notamment du gazole.

Cette décision vise à faire baisser les prix du pétrole alors que la crise iranienne et les perturbations des expéditions passant par le détroit d’Ormuz continuent de provoquer de violents chocs sur les marchés de l’énergie.

« On a décidé de relâcher les stocks stratégiques de diesel et de pétrole brut sous la coordination de l’Agence internationale de l’énergie (..) pour pouvoir dans les quatre mois libérer jusqu’à 100 millions de barils », a déclaré le président français à l’issue d’une réunion des présidents et chefs de gouvernement du G7.

« Nous avons acté qu’il n’y aurait pas de limitation, d’interdiction d’export entre les membres du G7 », a-t-il également précisé, en soulignant que Donald Trump, qui avait menacé de réduire celles de gaz américain, avait aussi été « très clair sur ce point ». Ces décisions « devraient faire baisser les prix » des carburants, a-t-il insisté.

« Nous saluons la décision des pays du G7 de ne pas imposer d’interdictions d’exportation à l’égard des alliés et la solidarité continue entre partenaires. Nous soutenons une libération coordonnée par l’Agence internationale de l’énergie des réserves de carburant », a réagi sur X la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Les 32 pays membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ont décidé « à l’unanimité », mercredi 11 mars, de libérer sur les marchés 400 millions de barils de pétrole provenant de leurs réserves stratégiques, le déblocage « le plus important » de l’histoire de l’institution, a annoncé l’AIE, afin de contrer les effets de la guerre au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d’Ormuz. Ces stocks servent de filet de sécurité en cas de chocs économiques ou de perturbations. Les prix n’ont pas pour autant baissé…

Washington a fait pression sur l’Europe pour qu’elle libère ses réserves de gazole

La réunion prévue ce vendredi par visioconférence du G7 devait tenter de répondre à la flambée des prix des carburants. Elle avait eu un effet positif sur les prix du pétrole, qui reculaient ce jour, le marché anticipant un déblocage des réserves européennes de gazole sous la pression des États-Unis. Vers 13H55 GMT (15H55 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en décembre, perdait 1,98% à 100,28 dollars.

L’administration Trump a appelé jeudi les Européens à mettre “immédiatement” ce carburant sur le marché pour contrer l’envolée des prix de l’énergie. Selon plusieurs médias, Washington fait notamment pression sur la France et l’Allemagne pour qu’elles puisent dans leurs réserves stratégiques. Les pays de l’UE doivent se réunir vendredi pour tenter d’apporter une réponse unie aux demandes américaines.

L’administration Trump a exhorté jeudi 1er octobre les Européens à aider les États-Unis à faire baisser les prix du gazole en mettant “immédiatement” sur le marché plus de carburant, faute de quoi Washington pourrait interdire les exportations de gazole américain vers le continent européen.

R. R.

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