Guerre au Moyen-Orient : l’Arabie saoudite dans l’impasse après le refus de Donald Trump de frapper les Houthis, selon le New York Times

Le Moyen-Orient est de plus en plus confronté à une situation chaotique causée par l'Iran, qui finance et arme ses proxys (tels que le Hezbollah au Liban, le Hamas ou les Houthis au Yémen). L'un des principaux objectifs de l'attaque des États-Unis et d'Israël contre l'Iran est de les détruire. Dans la réalité, ces groupes islamistes continuent de faire régner la terreur. Les États-Unis ont refusé de frapper les Houthis pour l'instant. Le président américain a dit non au prince héritier saoudien.

Par Karim Maloum

Publié le 22 septembre 2026

Guerre au Moyen-Orient : l’Arabie saoudite dans l’impasse après le refus de Donald Trump de frapper les Houthis, selon le New York Times

L’Arabie saoudite voisine, premier exportateur de pétrole, se retrouve coincée avec ce blocage du détroit de Bab el-Mandeb, qui s’ajoute à celle du détroit d’Ormuz.

Le président du Conseil présidentiel yéménite, soutenu par l’Arabie saoudite, a sollicité le soutien des États-Unis dans le combat contre les Houthis pro-iraniens lors d’un appel dimanche 20 septembre avec Donald Trump. Peine perdue pour l’instant : d’après les informations du New York Times, le prince héritier saoudien a également appelé le président américain à intervenir contre les Houthis, ce que ce dernier a renoncé à faire.

L’offensive éclair, les islamistes Houthis yéménites ont pris le contrôle, vendredi 11 septembre, de la côte du Yémen sur la mer Rouge et des îles du détroit de Bab el-Mandeb, passage stratégique reliant l’Europe à l’Asie. Ils ont désormais le contrôle total du détroit de Bab El Mandeb qui est un point de passage stratégique pour le commerce mondial et une partie du pétrole saoudien. Mieux : ils ont pris pied sur l’île de Périm, située au milieu du détroit.

Les ananlystes et les pays du Moyen-Orient, comme l’Arabie Séoufite et le Yemen, étaient en attente de la position militaire des États-Unis. Peine perdue pour l’instant : le président américain a dit non au prince héritier saoudien, cherchant à éviter une action militaire directe, susceptible de faire des victimes côté américain, et préférant rester concentré sur le détroit d’Ormuz.

Donald Trump s’est ravisé plusieurs fois ces derniers jours sur sa stratégie au Yémen, partagé entre les pressions saoudiennes pour frapper les Houthis pro-iraniens et le risque d’engager les États-Unis dans un nouveau front au Proche-Orient.

L’Arabie saoudite voisine, premier exportateur de pétrole, se retrouve coincée avec ce blocage du détroit de Bab el-Mandeb, qui s’ajoute à celle du détroit d’Ormuz. Ses infrastructures pétrolières ont aussi été la cible cette semaine d’une vaste attaque de drones et de missiles des Houthis, ce qui a obligé l’Arabie saoudite à fermer temporairement son oléoduc Est-Ouest, utilisé pour contourner Ormuz, après avoir été visé par des drones en provenance d’Irak selon Ryad, qui avait déjà accusé cet été des groupes armés liés à l’Iran d’avoir voulu frapper son territoire.

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Selon le New York Times, le prince héritier Mohammed ben Salman a exhorté le président américain à intervenir et à frapper les Houthis. Il l’a « imploré une nouvelle fois d’intervenir pour freiner l’avancée rapide » des Houthis, mais Donald Trump, après l’avoir envisagé, s’est ravisé et a renoncé « au moins pour l’instant » à de telles frappes, selon des témoignages de responsables de l’administration recueillis sous le couvert de l’anonymat par le quotidien américain. La Maison Blanche a refusé de commenter ces informations.

Le président américain a, lui, affirmé dimanche que les Houthis avaient accepté de ne pas s’en prendre aux États-Unis, selon des propos rapportés par un journaliste de Fox News, comme pour justifier sa décision de ne pas les frapper.

«Les États-Unis ont un accord de défense avec l’Arabie saoudite et nous défendrons toujours nos alliés», a seulement répondu un haut responsable de l’administration au Times. Auparavant, le président américain avait déjà refusé à au moins deux reprises récemment des demandes saoudiennes de frappes contre les Houthis, selon des informations du média Axios.

Donald Trump a déclaré dimanche que les Houthis pro-iraniens du Yémen, qui ont mené des attaques sur l’Arabie saoudite, ont accepté de ne pas s’en prendre aux États-Unis, selon des propos rapportés par un journaliste de Fox News.

K. M.

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