Danger des fumées d’incendies : les masques disponibles en quantités dérisoires

Les incendies qui frappent actuellement la Nouvelle-Aquitaine ne se limitent pas à détruire des forêts et à polluer l’air de particules fines. Ils transportent aussi un danger encore trop peu connu : des microbes pathogènes vivants. La science a un nom pour ce phénomène : la pyroaérobiologie. L’Agence régionale de santé annonce 3,5 millions de masques pour plusieurs départements ; une quantité dérisoire au regard de la population exposée et de la durée des épisodes de pollution.

Par Marie Dolores Prost

Publié le 29 juillet 2026

Le port du masque FFP2 s’impose

Les études de terrain montrent que la fumée d’incendie contient quatre à cinq fois plus de cellules microbiennes que l’air ambiant. Entre 70 et 80 % de ces bactéries et champignons restent viables. Ils peuvent voyager sur plusieurs dizaines de kilomètres, bien au-delà des zones directement touchées par les flammes.

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