Le président algérien ne l’a pas gracié : Christophe Gleizes reste en prison

Le journaliste français Christophe Gleizes reste en prison. Sa libération, tant souhaitée, espérée, tarde à se concrétiser, d’autant que le président algérien Abdelmadjid Tebboune n’a finalement pas signé le décret traditionnel portant mesure de grâce aux profits de détenus à l’occasion du 64ème anniversaire de l'indépendance de l'Algérie, le 5 juillet.

Par le correspondant de Rupture à Alger Youcef Khedim

Publié le 6 juillet 2026

Le président algérien ne l’a pas gracié : Christophe Gleizes reste en prison

La grand-mère de Christophe Gleizes, âgée de 102 ans, a adressé un message au président algérien Abdelmadjid Tebboune, lui demandant de gracier son petit-fils.

La grand-mère de Christophe Gleizes, âgée de 102 ans, a adressé un message au président algérien Abdelmadjid Tebboune, lui demandant de gracier son petit-fils qui reste en prison en Algérie.

La reprise des relations diplomatiques et judiciaires entre Alger et la France, le retour de l’ambassadeur français à Alger, les visites ministérielles à Alger du garde des Sceaux, français, Gérald Darmanin, et du ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, le déplacement de la ministre déléguée aux Armées lors des cérémonies du 8 mai 1945 à Sétif, n’auront servi à rien.

Après avoir retiré, en mars dernier, son pourvoi en cassation, Christophe Gleizes ne fait plus l’objet d’aucun recours en cours, clôturant ainsi la procédure judiciaire. La justice algérienne avait également rejeté en mai un recours déposé par le parquet. Une étape indispensable pour rendre possible une éventuelle grâce présidentielle.

Condamné le 29 juin 2025 en Algérie à sept ans de prison pour «apologie du terrorisme» avec mandat de dépôt, le journaliste français Christophe Gleizes attend désormais une éventuelle grâce présidentielle. 

Si une piste est ouverte sur le plan juridique, sa libération dépend exclusivement d’une décision du président algérien Abdelmadjid Tebboune.

En Algérie, cette mesure relève d’une prérogative du chef de l’État. Elle ne remet pas en cause la condamnation prononcée par la justice, mais peut permettre de réduire ou d’effacer la peine restant à exécuter. Aucune disposition ne contraint toutefois le président à l’accorder, et aucun délai n’est prévu pour se prononcer.

Y. Kh.

La rédaction vous conseille

Envie de lire tous les articles ?

Débloquez immédiatement tous les articles. Sans engagement.

Abonnement

Débloquez immédiatement tous les articles.

Je m'abonne

Newsletter

Recevez chaque semaine les titres à la Une

Inscrivez-vous
Activer les notifications OK Non