La France est étouffée par la mauvaise dette, ce qui l’appauvrit

Le constat est connu. Les finances publiques tricolores sont en mauvaise posture. La dette publique de la France a augmenté à 3.536,1 milliards d’euros à la fin du premier trimestre 2026, pour s’établir à 117,5% du Produit intérieur brut (PIB), a annoncé l’Insee ce jeudi 25 juin. La « bonne nouvelle », comme l'écrivent les économistes, est que la France est encore maîtresse de son endettement. La « mauvaise » est qu'elle ne peut pas compter sur la seule croissance pour enrayer la progression de sa dette. Il doit faire des économies.

Par Karim Maloum

Publié le 26 juin 2026

La France est étouffée par la mauvaise dette, ce qui l’appauvrit

Un pays qui contracte des dettes pour payer ses dépenses devient de plus en plus vulnérable et se retrouve affaibli.

La France reste relativement solide financièrement. Le problème de la France est son activité. En résumé, il y a une tendance majeure à la smicardisation de l’économie, bureaucratisation de l’agriculture, désindustrialisation de la France, explosion de la fiscalité… Ces facteurs nous permettent de produire des richesses.

Un pays qui contracte des dettes pour payer ses dépenses devient de plus en plus vulnérable et se retrouve affaibli. Un pays qui contracte de la dette pour conquérir son indépendance énergétique, qui fait des investissements dans le numérique et l’intelligence artificielle, se développe et accroît ses richesses.

Amazon a décidé de lancer une émission obligataire massive afin de financer ses besoins dans le cloud et l’IA. Le géant américain a levé en mars dernier 37 milliards de dollars et 14,5 milliards d’euros de dette ces mardi et mercredi. Une dette pour se developper. Une bonne dette.

Les performances d’Amazon au premier trimestre 2026 ont été supérieures aux attentes, soutenues par la croissance de ses activités cloud, ce qui lui a valu une renommée internationale. Le chiffre d’affaires a atteint 181,5 milliards de dollars, en hausse de 17 % sur un an, tandis que le bénéfice net a grimpé à 30,3 milliards de dollars, contre 17,1 milliards un an plus tôt.

L’Insee a publié ce jeudi les chiffres de la dette française au premier trimestre 2026. Elle s’élève désormais à 117,5% du PIB après avoir grimpé de plus de 75 milliards d’euros par rapport à fin 2025. La dette publique française évolue sur une trajectoire ascendante presque ininterrompue depuis des décennies. Portée par des crises successives et des déficits structurels, elle s’est alourdie de manière très spectaculaire, traversant les quinquennats sans réelle inflexion durable.

À titre de comparaison, le budget de l’Éducation nationale en 2026 est de 64,5 milliards d’euros et celui de la défense est à 57 milliards. En 2026, la charge d’intérêts de la dette atteindrait 77,4 milliards d’euros, et le choc d’inflation y contribuerait à hauteur de 3,6 milliards d’euros.

Deuxième économie de la zone euro derrière l’Allemagne, la France en est l’un des cancres budgétaires. Elle affiche le deuxième déficit le plus élevé, à 5,1% du PIB en 2025 , derrière la Belgique (5,2%). Un niveau trop important pour lui permettre de stabiliser sa dette, la troisième plus élevée (par rapport au PIB) après celles de la Grèce et de l’Italie.

Une dette est bonne si vous vous retrouvez, une fois la dette remboursée, dans une meilleure situation que si vous ne vous étiez pas endetté. Acheter sa résidence principale est souvent une bonne idée. La propriété ne génère pas de revenus à proprement parler mais permet de réaliser une économie de loyer, ce qui revient au même.

Dans leur grande majorité, les partis politiques prétendent agir, mais en réalité, ils sont prisonniers d’un cynisme électoral qui les empêche de prendre conscience de l’importance de produire plus, donc de travailler plus longtemps, même après l’âge de 64 ans. Il est rare qu’il y ait une discussion sur la réduction des déficits et la dépense. L’État providence est dégradé par tous ces individus. Si nous ne parvenons pas à créer de la richesse, nous ne pourrons pas préserver notre système social. Il finirait par s’effodrer.

La France va cumuler, dans les prochaines années, un flux massif de dette arrivant à échéance et des niveaux de déficit publics relativement élevés, obligeant à lever sur les marchés aux alentours de 350 milliards d’euros par an. La dette arrivant à échéance entre 2027 et 2032 présente des taux moyens de 1,6% et sera remplacée par de la dette à des taux moyens de l’ordre de 4%.

K. M.

La rédaction vous conseille

Envie de lire tous les articles ?

Débloquez immédiatement tous les articles. Sans engagement.

Abonnement

Débloquez immédiatement tous les articles.

Je m'abonne

Newsletter

Recevez chaque semaine les titres à la Une

Inscrivez-vous
Activer les notifications OK Non