Manifeste d’une réfractaire au ballon rond

Aujourd’hui ou jamais. Je me pose sérieusement la question de savoir on peut toujours continuer à être passionné par le football en France? L'esprit convivial et l'amitié entre les peuples ont été détériorés par le grand nombre de violences et d'argent qui coule à flots. Ces dernières années, les compétitions sportives de grande envergure peuvent jouer un rôle dans la frustration causée par une défaite et servir d'excuse pour des comportements agressifs.

Par Marie Dolores Prost

Publié le 20 juin 2026

Manifeste d’une réfractaire au ballon rond

Le football est partout. Il envahit les conversations de bureau, les repas de famille, les publicités, les actualités.

Refuser d’être subjuguée par ce sport relève presque de l’acte subversif. 
Dès que le mois de juin arrive, ou qu’une coupe quelconque pointe le bout de son trophée, la société tout entière bascule dans une étrange secte où chaque conversation, chaque journal, chaque écran se transforme en autel dédié au dieu Football.

On vous parle de « l’événement planétaire », du « sport roi », comme si ne pas s’y intéresser équivalait à renier sa nationalité, son humanité, voire son bon goût. 
Pendant ce temps, je me demande encore pourquoi un match mérite plus de temps d’antenne qu’une réforme majeure ou qu’un exploit scientifique. 
Mais chut…

Le football est partout. Il envahit les conversations de bureau, les repas de famille, les publicités, les actualités. On ne parle plus de « résultat », on parle de « drame national » ou de « rêve brisé » quand une équipe perd. J’attends avec impatience le jour où un journaliste, la mine grave, annoncera : « La France retient son souffle… pour savoir si Untel a bien dormi avant le match. »

Et le pire ? suis-je  la seule je ne pense pas Nous sommes nombreux, silencieux résistants, à errer dans ce monde en feignant poliment l’intérêt quand on nous demande « alors, t’as vu le match ? ». 
Hocher la tête avec un sourire crispé, tout en pensant intérieurement : « Non, et je n’en ai aucune intention. »
Alors oui, je le dis haut et fort (enfin…discrètement)

On a le droit de trouver le football envahissant. On a le droit de préférer d’autres sports moins envahissants, l’Histoire , la lecture, le cinéma, ou simplement le calme. 
Et surtout, on a le droit de ne pas simuler l’intérêt pour un sport qui, soyons honnêtes, ressemble parfois plus à un feuilleton télévisé surpayé qu’à une noble discipline

M. D. P.

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