Le 11 septembre 2001, un monde s’est écroulé

Par Marie Dolores Prost

Publié le 11 septembre 2025

Le 11 septembre 2001, un monde s’est écroulé

Parmi les victimes de l'avion qui s’est écrasé en Pennsylvanie, il y avait deux de mes collègues.

Nous nous souvenons tous où nous étions ce 11 septembre 2001, avec la difficulté de croire, de croire à l’horreur ! Ce jour-là, le ciel de New York s’est obscurci sous les flammes et la poussière, tandis que le monde entier retenait son souffle devant des images inimaginables. Les tours jumelles, symboles de la puissance et de la modernité, se sont effondrées en un instant, emportant avec elles des milliers de vies innocentes. Définitivement, un monde s’est écroulé ! Non seulement les structures physiques, mais aussi notre sentiment de sécurité, notre confiance en un avenir paisible.

Cette tragédie a révélé la haine intrinsèque de la civilisation occidentale, une haine venue d’extrémistes qui voyaient dans les valeurs de liberté, de démocratie et de progrès une menace à abattre. Al-Qaïda, dirigée par Oussama ben Laden, a orchestré ces attentats-suicides en détournant des avions de ligne pour frapper le World Trade Center, le Pentagone et un champ en Pennsylvanie, où les passagers du vol 93 ont héroïquement empêché une catastrophe plus grande encore. Parmi les victimes de cet avion qui s’est écrasé en Pennsylvanie, deux de mes collègues sont morts, travaillant pour un groupe américain. 

Près de 3 000 personnes ont péri, laissant derrière elles des familles brisées et une nation en deuil. Ce fut l’un des actes de terrorisme le plus dévastateur de l’histoire moderne, un assaut direct contre l’Occident, motivé par une idéologie qui rejette tout compromis et vise à semer la terreur pour imposer sa vision du monde.

Une ère de surveillance accrue, de conflits prolongés et de divisions profondes, où la lutte contre le terrorisme est devenue une priorité globale, avec ses succès mais aussi ses controverses. Vingt-quatre ans plus tard, les cicatrices persistent, nous rappelant que le terrorisme, sous toutes ses formes, reste une menace insidieuse qui exploite les faiblesses de nos sociétés ouvertes. Il nous oblige à rester vigilants, sans jamais céder à la peur qu’il cherche à instiller. 

Je suis allée depuis à New York, là où se sont écroulées les tours ; l’émotion était forte, un mélange de tristesse et de respect pour ce lieu chargé de mémoire.

Que ce souvenir nous guide vers plus de vigilance pour que jamais un tel monde ne s’écroule à nouveau.

M. D. P.

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