Approuvé dimanche en conseil des ministres
Un texte de loi sur la mobilisation générale en Algérie interroge
Une information rendue publique hier soir sur la mobilisation générale en Algérie interroge, et à plus d'un titre, tant dans le pays qu'à l'étranger. S'agit-il simplement de la promulgation d'un texte législatif, inscrit à l'ordre du jour du Parlement depuis octobre 2024, qui complète la dernière révision de la Constitution, en 2020, définissant les modalités d'organisation d'une mobilisation générale ou cela obéit-il à l'évaluation de menaces graves pour la sécurité de l'Etat et l'intégrité de son territoire ? Ou cela a-t-il été fait sciemment pour envoyer des signaux, à la fois à des ennemis extérieurs réels ou supposés et pour des considérations internes afin de mobiliser la population autour du pouvoir pour on ne sait quelles éventualités ?
Par le correspondant de Rupture à Alger Youcef Khedim
Publié le 22 avril 2025

Le projet de loi adopté dimanche en Conseil des ministres était inscrit à l’ordre du jour du Parlement depuis octobre.
“Le Conseil des ministres a approuvé un projet de loi relatif à la mobilisation générale, visant à définir les dispositions liées aux modalités d’organisation, de préparation et de mise en œuvre de la mobilisation générale, prévue à l’article 99 de la Constitution”, lit-on dans un communiqué rendu public de la présidence de la République algérienne suite à une réunion, dimanche 20 avril, du Conseil des ministres. L’article 99 de la Constitution (qui a été révisée en 2020) stipule que “le Haut Conseil de Sécurité entendu, le Président du Conseil de la Nation et le Président de l’Assemblée Populaire Nationale consultés, le Président de la République décrète la mobilisation générale en Conseil des ministres”.
La suite de cet article est réservée aux abonnés.
Connexion
Envie de lire tous les articles ?
Débloquez immédiatement tous les articles. Sans engagement.