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Nouveau scandale pour les services secrets algériens

Décidément, les jours se suivent et se ressemblent pour le régime algérien. Le système Tebboune, en pleine déliquescence, connaît un nouveau coup dur. Le lieutenant colonel Marouane, chef du Bureau de sécurité et de liaison, au sein de l’ambassade d’Algérie à Rome a fait défection au milieu du mois de mai. Il a quitté son poste du jour au lendemain emmenant avec lui tous les dossiers sensibles en sa possession. Selon nos informations, il serait en France depuis quelques jours avec sa famille et s’apprêterait à solliciter l’asile politique. Il attend néanmoins d’avoir des interlocuteurs afin d’obtenir des « garanties ».

Par Mohamed Sifaoui

Publié le 6 juin 2025

Nouveau scandale pour les services secrets algériens

L'ambassade d'Algérie à Rome.

Nous ne savons pas beaucoup de choses sur cette nouvelle affaire, mais selon nos sources, ce lieutenant-colonel, d’une cinquantaine d’années, bien noté jusque-là est réputé intègre et compétent. Il est officier au sein de la Direction générale de la documentation et de la sécurité extérieure (DGDSE) depuis quelques années, exerçant au sein du service de la coopération internationale.

Nommé à Rome en 2023, il aurait, selon nos sources, rédigé quelques notes et rapports sur des agissements répréhensibles de quelques hauts cadres du clan présidentiel, notamment au sujet du secrétaire personnel du président Tebboune, Amirouche Hamadache et de son Directeur de cabinet, Boualem Boualem. Le clan présidentiel, informé par le chef de la DGDSE, le général Rochdi Fethi Moussaoui, de l’existence de ces rapports, aurait exigé son arrestation. Depuis quelques semaines des rumeurs circulaient à son sujet qui laissaient croire que le lieutenant colonel Marouane alimentait quelques journalistes ou youtubeurs basés à l’étranger, en informations confidentielles. Il a été convoqué à Alger vers le 15 mai pour une « réunion d’urgence », mais certains de ses collègues l’ont informé que décision a été prise de le mettre aux arrêts sous des motifs fallacieux.

Depuis quelques mois, toute voix discordante, toute parole, y compris celles d’officiers supérieurs intègres, qui déplaît au maître d’Alger, Abdelmadjid Tebboune, ou à son chef d’état-major, Said Chengrina, est immédiatement sanctionnée d’emprisonnement arbitraire. L’Algérie n’a jamais autant sombré dans les affres de la dictature et du pouvoir personnel. Ce pays est devenu une propriété privée dirigée par un nabab en pleine crise de mégalomanie.

Elle est belle cette Algérie de Tebboune qui broie ses propres enfants. Non pas les enfants de Tebboune, mais les enfants de l’Algérie.

M. S.

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