Alors que les relations entre Paris et Alger sont bloquées

Une réunion sur la crise franco-algérienne s’est tenue à l’Élysée

La relation entre la France et l’Algérie est « totalement gelée » depuis l’expulsion de douze membres du personnel diplomatique français en Algérie, mesure à laquelle Paris a répondu par la réciproque. Une réunion s'est tenue, hier soir à l'Élysée, pour discuter de la crise algérienne, malgré l'interruption des coopérations entre Paris et Alger. Autour d'Emmanuel Macron, il y avait François Bayrou, Jean-Noël Barrot, Bruno Retailleau et Gérald Darmanin.

Par Karim Maloum

Publié le 22 mai 2025

Une réunion sur la crise franco-algérienne s’est tenue à l’Élysée

Aujourd'hui, aucun signe ne permet une reprise prochaine de relations apaisées entre la France et l'Algérie.

Une réunion a eu lieu, hier soir à l'Élysée sur la crise franco-algérienne, au moment où les relations entre Paris et Alger sont bloquées. C'est ce que nous avons appris jeudi de sources gouvernementales.

Selon nos sources, Emmanuel Macron s'est entouré de François Bayrou, Jean-Noël Barrot, Bruno Retailleau et Gérald Darmanin.

Cette réunion s'est tenue à un moment où aucun signe ne permet une reprise prochaine de relations apaisées entre la France et l'Algérie.

Une réunion a eu lieu, hier soir à l’Élysée sur la crise franco-algérienne, au moment où les relations entre Paris et Alger sont bloquées. C’est ce que nous avons appris jeudi de sources gouvernementales.

Selon nos sources, Emmanuel Macron s’est entouré de François Bayrou, Jean-Noël Barrot, Bruno Retailleau et Gérald Darmanin.

Cette réunion s’est tenue à un moment où aucun signe ne permet une reprise prochaine de relations apaisées entre la France et l’Algérie.

Lundi dernier, l’Algérie a réagi à la décision de la France d’imposer un visa d’entrer en France aux Algériens détenteurs de passeports diplomatiques, en dénonçant cette mesure et en promettant la réciproque.

Le cas de Boualem Sansal a considérablement tendu les relations bilatérales

Mardi, notre correspondant à Alger a rapporté que le procès en appel de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal allait se tenir dans la matinée même. Cette première information surprenante a été suivie d’une seconde, celle du report de ce procès en appel, avec une date, le 24 juin et de l’annonce du verdict pour le 1er juillet.

Le cas de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal a considérablement tendu les relations bilatérales entre la France et l’Algérie, enflammées par la question de la réadmission dans leur pays d’origine des Algériens sous obligation de quitter le territoire français, brandie à de multiples reprises par le ministre français de l’Intérieur Bruno Retailleau.

Avec Alger, le ministre français de l’Intérieur est convaincu « qu’il faut un rapport de force ». «Il faudra monter en puissance» et utiliser d’autres «instruments» si Alger refuse toujours de reprendre ses ressortissants expulsés de France, estime Bruno Retailleau.

Pour Jean-Noël Barrot, le blocage est de « la faute des autorités algériennes« 

Dans un entretien franceinfo/Le Monde, Jean-Noël Barrot a affirmé que la relation franco-algérienne, le 11 mai dernier. Pour Jean-Noël Barrot, le blocage des relations entre la France et l’Algérie est de « la faute des autorités algériennes qui ont décidé brutalement d’expulser douze de nos agents ». Il a ensuite évoqué l’éventualité de sanctions contre l’Algérie : « Je ne m’interdis pas d’en prendre (des sanctions, ndlr). Je ne dirai pas forcément quand je les prendrai, quand je ne les prendrai pas. Ainsi fonctionne la diplomatie. »

K. M.

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