invité de l’émission Quelle époque sur France 2

Thierry Ardisson provoque une polémique en déclarant que « Gaza, c’est Auschwitz »

Thierry Ardisson a déclenché, hier soir, une vive polémique sur France 2, en déclarant : "Gaza, c’est Auschwitz." Le CRIF et la LICRA ont vivement réagi. Thierry Ardison s'est excusé dans un communiqué aujourd'hui.

Par Marie Dolores Prost

Publié le 11 mai 2025

Thierry Ardisson provoque une polémique en déclarant que « Gaza, c’est Auschwitz »

Thierry Ardisson hier soir dans l’émission Quelle époque sur France 2.

En évoquant la guerre entre Israël et le Hamas, Thierry Ardisson a provoqué une controverse, samedi soir, lors de son passage dans l’émission Quelle époque animée par Léa Salamé sur France 2, en comparant la situation à Gaza au camp d’extermination nazi d’Auschwitz, affirmant : « Gaza, c’est Auschwitz, voilà, c’est tout ce qu’il y a à dire. »

Cette phrase a suscité une indignation immédiate, notamment de la part de la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) et le président du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), Yonathan Arfi, qui ont dénoncé une banalisation de la Shoah et une « confusion coupable ». Il a lui aussi lancé : « Non, Thierry Ardisson, Gaza n’est pas Auschwitz ! », sur le même réseau.

« La Mémoire de la Shoah n’est jamais autant convoquée dans le débat public que par ceux qui veulent la retourner contre les Juifs », a ajouté le président du CRIF. « Je déplore depuis le 7-Octobre la détresse de toutes les populations civiles, israéliennes et palestiniennes. Mais pour quel autre conflit utilise-t-on ces comparaisons avec la Shoah ? Aucune critique d’Israël ne justifie de le nazifier », a-t-il encore écrit.

Face à la controverse, Thierry Ardisson a présenté des excuses. Dans un communiqué transmis dimanche, Thierry Ardisson est revenu sur ses déclarations. « L’émotion était sans doute trop forte et mon propos exagéré. » « Je prie mes amis juifs de bien vouloir me pardonner », ajoute-t-il, rappelant avoir à plusieurs reprises pris position publiquement contre l’antisémitisme.

Mais rien n’y fait, l’avocate Muriel Ouakine-Melki, présidente de l’Organisation juive européenne (OJE) a dit qu’elle saisirait l’Arcom et Gilles William Goldnadel, président d’Avocats sans frontières fera la même démarche.

M. D. P.

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