Il est en détention depuis le 29 juin
Scandaleux réquisitoire de 10 ans de prison contre le journaliste français Christophe Gleizes en Algérie
Le parquet de Tizi Ouzou, en Algérie, a requis, ce mercredi, 3 décembre, dix ans de prison contre le journaliste français Christophe Gleizes. Il avait été condamné le 29 juin à sept ans de prison. Auparavant, il était sous contrôle judiciaire depuis le 28 mai 2024. Il était poursuivi pour « apologie du terrorisme » et « possession de publications dans un but de propagande nuisant à l’intérêt national ». C’est un scandale ! D’autant plus que le motif d’accusation est une aberration ! Il lui est reproché des contacts "répréhensibles" pour les autorités algériennes à partir de 2021 alors qu'il les a eu en 2015 et 2017.
Par Karim Maloum
Publié le 3 décembre 2025

Avant sa condamnation, le 29 juin dernier, Christophe Gleizes était sous contrôle judiciaire depuis le 28 mai 2024.
Dix ans de prison. C’est le réquisitoire prononcé, ce mercredi 3 décembre, par le parquet de Tizi Ouzou, en Algérie, à l’encontre du le journaliste français Christophe Gleizes. Il avait été condamné, le 29 juin, en première instance, à sept ans d’emprisonnement. Auparavant, il était sous contrôle judiciaire depuis le 28 mai 2024.
À découvrir
Christophe Gleizes s’est rendu en Algérie notamment pour un sujet sur un club de football emblématique de la Kabylie, la JSK (Jeunesse sportive de Kabylie), le plus titré d’Algérie et un des plus titrés d’Afrique. Et il s’est vu accusé d’« apologie du terrorisme » et de « possession de publications dans un but de propagande nuisant à l’intérêt national ».
Christophe Gleizes « n’a rien à faire en prison »
Les accusations frappant le journaliste Christophe Gleizes sont basées sur des contacts avec un dirigeant de la JSK qui serait membre du MAK (Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie), organisation classée comme terroriste par les autorités algériennes depuis 2021. Une aberration chronologique flagrante puisque les contacts du journaliste avec le dirigeant de la JSK remontent à 2015 et 2017, plusieurs années avant que le MAK ne soit considéré comme une organisation terroriste.
Christophe Gleizes «n’a rien à faire en prison, il n’est coupable que d’avoir exercé son métier de journaliste sportif et d’aimer le football algérien», avait déclaré fin octobre Thibaut Bruttin, directeur général de Reporters sans frontières. «Nous devons expliquer aux magistrats d’appel qu’un journaliste ne fait pas de politique», « n’est pas un idéologue », « pas un activiste », a souligné Me Daoud avant l’audience.
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