Mort de Quentin Deranque à Lyon : quatre suspects interpellés dont un assistant parlementaire de Raphaël Arnault

Quatre suspects dans l’enquête sur la mort de Quentin Déranque ont été interpellés ce mardi. Parmi eux figurent l’assistant parlementaire du député de La France insoumise Raphaël Arnault, Jacques-Élie Favrot, et le militant de la Jeune garde Adrian Beysserre, proche de l'élu LFI.

Par Karim Maloum

Publié le 17 février 2026

Mort de Quentin Deranque à Lyon : quatre suspects interpellés dont un assistant parlementaire de Raphaël Arnault

Quentin Deranque, militant identitaire de 23 ans, a été victime d'une agression mortelle lors d'une rixe à Lyon.

Quatre personnes suspectées d’être impliquées dans la mort du jeune Quentin Deranque ont été interpellées. Parmi eux figurent l’assistant parlementaire du député de La France insoumise Raphaël Arnault, Jacques-Élie Favrot, et le militant de la Jeune Garde Adrian B., proche de l’élu LFI.

Ces interpellations font suite à l’identification de plusieurs suspects dont certains liés à l’«ultragauche», avait appris mardi l’AFP de source proche du dossier. Le procureur de Lyon avait confirmé à l’AFP que certains suspects avaient été identifiés, «mais pas tous».

Le procureur de Lyon, Thierry Dran, a tenu une conférence de presse ce lundi afin de préciser les circonstances de l’agression mortelle de Quentin Deranque. Il a annoncé l’ouverture d’une enquête pour « homicide volontaire ».

Selon le parquet de Lyon, chargé de l’enquête pour «homicide volontaire», Quentin Deranque a été frappé par «au moins six individus». Quatre suspects ont été interpelés, dont l’assistant parlementaire de Raphaël Arnault. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a demandé à l’Assemblée que «la vérité judiciaire» passe «sans aucune pression sur les enquêteurs».

D’après des sources concordantes, les services de la police judiciaire lyonnaise ont identifié plusieurs jeunes hommes soupçonnés d’avoir participé au lynchage du militant nationaliste il y a plusieurs heures.
Les enquêteurs ont effectivement des vidéos des faits qui se sont produits jeudi soir en marge d’une conférence de la députée LFP Rima Hassan à l’Institut d’étude politique de Lyon.

Le procureur de Lyon, lundi, avait assuré que les « interpellations seront effectuées ». C’est désormais chose faite

Dimanche, le parquet avait fait état de « plusieurs témoignages significatifs » recueillis par la police dans cette enquête ouverte pour « coups mortels aggravés et pour violences aggravées, et qui « s’oriente à présent sur l’identification des auteurs directs des violences correctionnelles et criminelles. »

Si ces premières interpellations ont pris du temps, c’est que les enquêteurs cherchaient à identifier l’ensemble des auteurs directs des faits criminels en se basant non pas sur des rumeurs, mais sur des éléments recueillis lors des investigations de police », avait souligné Thierry Dran, le procureur de Lyon, lundi. « Puis les interpellations seront effectuées », avait assuré le magistrat.

Lecornu accuse la défense de Mathilde Panot d’être « abjecte »

Le Premier ministre a pris la parole depuis l’Assemblée nationale, cinq jours après la mort, samedi, de Quentin Deranque. « On ne peut avoir la rhétorique de la confrontation en permanence et ne pas voir que ce qui se passe dans l’hémicycle peut infuser dans la société », a souligné le Premier ministre devant les députés, lors d’une session de questions au gouvernement.

Mathilde Panot a accusé le gouvernement de n’avoir prévu « aucun dispositif » de sécurité autour de la présence ce soir-là du collectif identitaire Némésis, qui manifestait contre une conférence de l’Insoumise Rima Hassan, et de n’avoir pas « tenu compte de ses alertes ».

« Ce que vous venez de faire est absolument ignoble et abject […] Il est temps que vous fassiez le ménage, madame la présidente Panot, le ménage dans vos propos, le ménage dans vos idées et surtout le ménage dans vos rangs », a rétorqué le Premier ministre devant les députés, lors d’une séance de questions au gouvernement particulièrement tendue.

Selon Darmanin, « La Jeune Garde tue et La France insoumise devrait le condamner »

«La Jeune Garde tue, et La France insoumise devrait le condamner », a déclaré mardi le ministre de la Justice Gérald Darmanin après l’agression mortelle à Lyon du jeune militant nationaliste Quentin Deranque en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan.

« Il y a une violence incontestable » qui concerne La France insoumise et la Jeune Garde, a estimé le garde des Sceaux devant les députés lors des questions au gouvernement, en reprochant à LFI de considérer ce mouvement antifasciste comme « une organisation alliée ».

K. M.

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