Mais si, Monsieur le Ministre, l’islamo-gauchisme existe !
Les pompiers pyromanes se portent bien. Ils sont les meilleurs atouts des islamistes et leurs alliés dans ce milieu universitaire possédé par l'islamo-gauchisme. C'est le tour d'un autre idiot utile des islamistes, en la personne de Philippe Baptiste. Non, il n’y a ni «entrisme des Frères musulmans» ni «islamo-gauchisme» à l’université. C’est le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche qui le dit. Quoi qu’en dise le ministre, la réalité du terrain confirme l’existence de l'islamo-gauchisme dans les universités.
Par Karim Maloum
Publié le 10 juillet 2025

Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, conteste l’existence de l'islamo-gauchisme au sein de l’université française.
L’argument est usé jusqu’à la corde mais le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, le ressort sans vergogne : «L’islamo-gauchisme» à l’université «n’existe pas» », dit-il dans une interview diffusée sur LCP ce lundi. Le ministre a déclaré que ni « l’entrisme des Frères Musulmans », ni « l’islamo-gauchisme » n’étaient présents dans les facultés françaises, en tout cas « pas de manière structurée et visible ».
Les paroles sont d’autant plus choquantes qu’elles ont été prononcées le jour où Emmanuel Macron convoquait un conseil de défense consacré à l’entrisme des Frères musulmans en France, et ce suite à un rapport des services de renseignement dont la presse a publié en partie le contenu le 20 mai et qui allait susciter un premier conseil de défense le 21 mai.
Il est nécessaire de faire preuve de cohérence dans la lutte contre l’islamisme. Le fait de ne pas admettre la réalité de l’islamo-gauchisme est un déni qui le renforce.
Nouvelle cacophonie au gouvernement de François Bayrou.
Lorsque la ministre des Sports, Marie Barsacq, a mis en garde contre « les confusions » et les « amalgames » entre le port du voile et la radicalisation dans le sport, François Bayrou l’a recadrée, le 18 mars dernier. Le Premier ministre a donné raison, sur le fond, au garde des Sceaux sur l’interdiction du voile dans les compétitions sportives.
Ne pas admettre la réalité de l’islamo-gauchisme est un déni absolu. Les enseignants sont soumis à des harcèlements, des conférences sont annulées, des islamistes et leurs alliés de l’extrême gauche et du communautarisme se manifestent sur les campus.
Aujourd’hui, la déclaration du ministre va à l’encontre de la position connue de l’exécutif et de ses prédécesseurs, en particulier Frédérique Vidal. En 2021, Frédérique Vidal dénonçait l’islamo-gauchisme à l’université. Quatre ans plus tard, son successeur Philippe Baptiste affirme que le phénomène n’existe pas. Une volte-face qui illustre les contradictions d’un pouvoir à la boussole idéologique vacillante. Le ministre exprime son désaccord avec le président de la République et le chef du gouvernement concernant l’islamisme. Le grand écart.
David Lisnard, a réagi en postant sur X une célèbre citation de Charles Péguy : « Il faut toujours dire ce que l’on voit : surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit. »
Ces propos ont fait des vagues à droite, après être devenus viraux sur le réseau X. « Cette déclaration est inacceptable et j’invite le ministre à retirer et corriger son propos », a déclaré mercredi sur Europe 1 Othman Nasrou, secrétaire général des Républicains et proche de Bruno Retailleau. Le maire LR de Cannes, David Lisnard, a réagi en postant sur X une célèbre citation de Charles Péguy : « Il faut toujours dire ce que l’on voit : surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit. »
Des islamo-gauchistes s’attaquent à un enseignant à l’Université de Lyon
« Sionistes, racistes, c’est vous les terroristes ! » C’est sous ces cris que le professeur Fabrice Balanche a dû quitter l’amphithéâtre de l’université Lyon 2 ce mardi 1er avril, en plein cours. Ce 1er avril 2025, la peur régnait dans les couloirs de l’Université Lumière Lyon 2. Des militants d’extrême gauche, sous prétexte de soutien aux Palestiniens, qui ne méritent pas cette bêtise, ont envahi un amphithéâtre pour perturber un cours de Fabrice Balanche, maître de conférences en géographie et spécialiste du Proche-Orient.
Étant donné que le problème ne se limite pas à l’incohérence entre les ministres, il est également à l’origine de cette incohérence : une forme de démission intellectuelle. Ces menaces pèsent sur la liberté intellectuelle, d’expression et scientifique.
Les intellectuels ont joué un rôle important dans la lutte contre le nazisme et le stalinisme. En présence de l’islamisme, ils sont absents, à l’exception d’une poignée d’entre eux et ces derniers, malheureusement, vivent sous protection policière, ce qui est une honte pour la France.
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