L’Europe cherche à accélérer les expulsions des migrants en situation irrégulière. La séance plénière du parlement se tiendra le jeudi 26 mars
Sous pression de plusieurs pays, les 27 pays de l’Union européenne approuvent une politique migratoire plus stricte. Pour la première fois, les digues sont en train de bouger. Le projet de règlement visant à accélérer les expulsions de migrants en situation irrégulière, soumis au vote en séance plénière jeudi 26 mars, est pour la première fois le fruit d’une coopération des conservateurs et des trois groupes parlementaires d’extrême droite. La rupture est d'une grande importance pour une assemblée supranationale, car les votes proviennent généralement de compromis entre conservateurs, sociaux-démocrates et libéraux.
Par Karim Maloum
Publié le 24 mars 2026

Le texte validé lundi 23 mars par la commission donne aux États membres la possibilité d'ouvrir des centres pour migrants dans des pays en dehors de l'UE.
Lundi 23 mars, une majorité d’eurodéputés de la commission des libertés civiles se sont mis d’accord sur un premier feu vert au « règlement retour » proposé par la Commission européenne. Le but de l’exécutif communautaire et des Vingt-Sept est d’augmenter le nombre de retours des personnes en situation irrégulière sur le Vieux continent. Le règlement sur les retours, proposé par la Commission européenne l'an dernier pour parfaire le Pacte migration et asile qui doit entrer en vigueur d'ici à l'été, doit remédier à une situation insatisfaisante : 20 % seulement des décisions d'expulsion sont aujourd'hui suivies d'effets au sein de l'Union Européenne.
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