ENQUÊTE EXCLUSIVE - Partie II
La « France impérialiste » dans le discours et le coq au vin dans l’assiette
En Algérie, la France est l’ennemi public numéro un... mais seulement à la télévision. Car pendant que les officiels algériens s’époumonent à maudire « l’impérialisme de l’ancienne force coloniale » violente et décadente, ils se réservent pour eux-mêmes quelques douceurs hexagonales : des résidences cosy à Paris, des virements sucrés à Boursorama, et des enfants bien logés chez l’ex-occupant honni. Une schizophrénie politique devenue norme au sommet de l’État algérien. En clair, les enfants du peuple sont conditionnés pour haïr la France pendant que leur propre progéniture est endoctrinée à se laisser attirer par elle. Ils n’hésitent plus à nourrir le peuple de diatribes francophobes et d’initier les leurs au bœuf bourguignon et au coq au vin. Dans cette deuxième partie, nous allons continuer d’explorer la liste des hauts dirigeants algériens qui détiennent des biens ou des intérêts en France. Tous ceux, susceptibles d’être dans le viseur des autorités françaises.
Par Mohamed Sifaoui
Publié le 6 juin 2025

Saïd Chengriha (à droite sur la photo), chef de l'état-major de l'armée, et le général M'henna Djebba, ancien patron de la DGDSE.
En Algérie, l’attitude anti-française est donc un sport national. Les discours martiaux pleuvent à chaque sortie officielle, chaque commémoration et chaque crise diplomatique. La France ? Présentée comme l’éternel bouc émissaire, la source de tous les maux, le spectre d’une influence néfaste qu’il faudrait combattre sans relâche. Nous n’idéalisons pas la France, mais ce propos, outre qu’il est indécent à l’excès, devient lassant, inopérant et il ne met en évidence rien d’autre que le caractère pathétique de ce régime.
Mais à y regarder de plus près, les belles paroles ne coûtent rien et surtout pas un aller-retour en classe éco vers Orly. Car dans les coulisses, ces grands « patriotes », civils et militaires confondus, se bousculent pour obtenir le précieux sésame : un visa Schengen pour leurs proches, une carte de séjour pour un rejeton, un compte bancaire, voire un investissement discret dans une SCI parisienne.
Les enfants ? Aucun scrupule. Ils sont inscrits par dizaines dans les universités françaises, et pas dans les plus mauvaises. Licence de droit, école de commerce, master en relations internationales… autant de formations qui, paraît-il, devraient leur permettre de défendre demain une Algérie souveraine et fière. En attendant, ce sont papa et maman qui paient les loyers non loin du Trocadéro ou dans le Marais, avec des euros souvent difficilement traçables.
Quant aux placements financiers, là aussi, les patriotes savent faire preuve d’un pragmatisme confondant. SCI dans les beaux quartiers parisiens, appartements de luxe à Lyon, comptes dans les banques en ligne. On invective la France en public, mais on lui confie bien volontiers ses économies en privé.
Les soins médicaux ? Ne parlons même pas du patriotisme sanitaire. Ces dirigeants qui vantent à la télévision les mérites d’une Algérie indépendante et autosuffisante sont les premiers à fuir les hôpitaux de Blida ou d’Alger pour les cliniques privées de Neuilly, les établissements de pointe à Paris, Lyon ou Marseille. Chirurgie cardiaque ? On file à la Pitié-Salpêtrière. Traitements oncologiques ? Direction Gustave Roussy. Pendant que le citoyen lambda attend plusieurs mois pour une IRM, leurs Excellences bénéficient de rendez-vous VIP.
Quant aux placements financiers, là aussi, les patriotes savent faire preuve d’un pragmatisme confondant. SCI dans les beaux quartiers parisiens, appartements de luxe à Lyon, comptes dans les banques en ligne. On invective la France en public, mais on lui confie bien volontiers ses économies en privé.
Ce double langage, devenu système de gouvernement, mine encore davantage la crédibilité d’une élite qui n’a plus ni vergogne ni décence. Pendant qu’elle abreuve le peuple de slogans, elle prépare pour elle-même et ses proches des portes de sortie bien confortables. La France est honnie ? Certes, mais elle reste, pour beaucoup de dignitaires algériens, le meilleur des refuges. Comme si les plus grands des « indépendantistes » n’arrivaient pas finalement à couper le cordon ombilical avec la vraie « mère patrie », la France, cette ancienne puissance coloniale qu’ils aiment honnir, comme une mère qui aurait abandonné sa propre progéniture. Oui, la plupart des dirigeants algériens – notamment cette génération élevée à la mamelle du FLN postindépendance – possèdent au fond d’eux-mêmes une âme d’éternels petits colonisés. Nous pouvons l’affirmer. Ils vivent un conflit intérieur entre la haine atavique qu’ils vouent à cette France qu’ils sont incapables de voir autrement comme « ancienne puissance coloniale » et l’attraction pour ce que représente pour eux l’ancienne « mère patrie ».
Saïd Chengriha : entre posture antifrançaise et affairisme familial
Le chef de l’état-major de l’armée, le général de corps d’armée Saïd Chengriha, qui se veut par définition, gardien du temple nationaliste en est l’exemple type. Connu pour le déploiement d’un discours qui systématiquement puise dans la rente mémorielle, ce n’est pas un « idéologue » avec un grand charisme, comme pouvaient l’être certains de ses prédécesseurs (Khaled Nezzar ou Mohamed Lamari pour ne citer qu’eux), mais davantage « un affairiste avec la mentalité de petit épicier de province » pour reprendre l’expression d’un officier algérien, aujourd’hui à la retraite. Selon les dires de plusieurs témoins, il aurait transformé sa région natale, El-Kantara – près de Biskra – en une sorte de propriété privée.
Chef de l’ANP depuis décembre 2019, il s’est imposé comme l’un des plus virulents apôtres de la souveraineté, héraut de la mémoire et chantre des discours martiaux contre la « nostalgie coloniale ». Il voit dans chaque brise venue de l’Atlantique un complot ourdi par Paris ou Rabat. Verbe martial, posture raide, et verni nationaliste à géométrie variable.
Depuis sa prise de fonction, il n’a cessé de multiplier les attaques verbales contre les « ennemis de l’Algérie », accusée de tous les maux : manipulation médiatique, ingérence dans les affaires intérieures algériennes, et soutien supposé à des courants hostiles à l’armée. Ces « ennemis » fantasmés l’amènent à présenter le pays comme une citadelle assiégée. Avec un verbe hésitant et une éloquence qui ferait rire un enfant de maternelle, il tente de persuader les Algériens que la guerre serait pour demain. Ses propos sont régulièrement relayés dans la presse officielle ou dans des discours lors de cérémonies militaires, où il dénonce ce qu’il qualifie de « nostalgie coloniale » et appelle à « la vigilance contre les ennemis de l’intérieur et de l’extérieur », visant implicitement la France. L’octogénaire – qui soufflera ses 80 bougies le 1er août prochain – ne compte pas céder sa place. À la maison, c’est autre chose. Père de trois enfants, un garçon et deux filles, Saïd Chengriha a très tôt orienté son fils Chafik Chengriha, la quarantaine aujourd’hui, dans les arcanes de l’appareil sécuritaire. Pourtant, il est loin d’être une foudre de guerre.
Papa Chengriha a même placé son fils dans les entrailles de la DCSA, sans que celui-ci ne s’embarrasse du parcours du combattant réservé aux cadets sans piston. Et hop, quelques années plus tard, notre jeune lieutenant, très vite devenu capitaine de luxe, au moment où son géniteur commandait les Forces terrestres, s’envole pour Lyon d’abord, prétextant des études, jamais menées à leur terme, ensuite une affectation au Bureau social de l’ambassade d’Algérie. Un bureau où il n’a été aperçu que rarement tant et si bien que certains petits fonctionnaires seraient incapables de décrire sa bouille. Jamais vu à l’ambassade, ce qui pousse certains à s’interroger s’il existe véritablement. Chafik Chengriha a été tout juste aperçu dans son bureau de l’ambassade à deux ou trois reprises. Probablement qu’il privilégie le télétravail. Toujours est-il que son compte en banque est, lui, bien réel. Tout comme le salaire qu’il perçoit, même si l’emploi est, lui, bien fictif.
Transféré à Paris, officiellement dans le cadre d’une affectation auprès du Bureau social de l’ambassade d’Algérie, le fils du chef d’état-major va faire désormais la pluie et le beau temps. C’est vrai que les Chengriha sont connus pour leur sensibilité pour les questions sociales. C’est probablement pour cette raison que le garçon unique ne manque pas une occasion pour appeler son papa afin de faire ou de défaire des généraux, de nommer des directeurs centraux ou même des ministres.
Aussi incroyable que cela puisse paraître c’est lui qui a fait nommer à la tête de la DCSA, le général Mahrez Djeribi, à l’époque colonel, car c’est une connaissance personnelle. De deux pierres, deux coups, les Chengriha gardent la main sur la Sécurité de l’armée, un poste stratégique et ils équilibrent les forces avec les Tebboune qui, eux, ont fait installer le général Fethi Rochdi Moussaoui, à la tête de la DGDSE, la Direction générale de la documentation et de la sécurité extérieure, un proche de Mohamed Tebboune, le fils aîné du président. Les mêmes Chengriha viennent par exemple de prolonger le séjour à Paris, du responsable du protocole, Boualem Amrane, appelé affectueusement « Ammi Boualem » (Tonton Boualem), alors que cela fait une cinquantaine d’années qu’il occupe ce poste. Le seul mérite de ce brave Monsieur, aujourd’hui septuagénaire, c’est qu’il est, lui aussi, originaire d’El-Kantara. Oui parce qu’en matière de régionalisme, le régime algérien est probablement l’un des meilleurs. C’est Chafik Chengriha toujours qui a nommé aussi, à partir de Paris, le colonel Boukhari, Procureur militaire à Blida. Et c’est lui enfin, selon certains de ses collègues, qui nomme des membres de la DCSA au sein des ambassades, à chaque occasion, grâce à l’intervention du père qui, visiblement, ne lui refuse rien. Tout comme Yahia Necib, le procureur adjoint auprès du tribunal militaire de Blida. C’est dire le pouvoir du clan Chengriha.
Ainsi, le « Bureau social » de l’armée, mais aussi la Direction des ressources humaines de l’armée, ont été installés dans les cafés et les restaurants situés non loin de la place de la Bastille. C’est là que le fils du chef d’état-major de l’armée algérienne reçoit les doléances des uns et des autres avant de les transmettre à son père sur lequel, semble-t-il, il a une assez grande influence.
En vérité, dans les faits, le fils du chef d’état-major de l’armée occupe un emploi fictif. Il n’exerce aucune activité réelle, mais perçoit tout de même un salaire mensuel net d’environ 5000 euros par mois versé en France et un reliquat de 2500 euros versé sur un compte en devises en Algérie.
Mais revenons au poste « occupé » au niveau de l’ambassade d’Algérie à Paris par Chafik Chengriha. En premier lieu, il convient de préciser que le rôle du « Bureau social » consiste à faciliter la vie à tous les dignitaires du régime qui viennent se soigner en France. Parce qu’en effet, pendant que les Algériens continuent de subir un système de santé défaillant et quasiment inopérant, les caciques eux, qui ne croient évidemment pas dans leur propre politique de santé, viennent se soigner généralement en France ou ailleurs en Europe (Tebboune préfère l’Allemagne. Les goûts et les couleurs ne se discutent pas). Aux frais du contribuable algérien. Et parfois même aux frais du contribuable français. Le Bureau social est donc chargé de se plier en quatre pour leur rendre leur séjour plus agréable, un peu comme s’ils faisaient un passage au Club med’ ou à Disneyland avec l’option coupe-fil.
En vérité, dans les faits, le fils du chef d’état-major de l’armée occupe un emploi fictif. Il n’exerce aucune activité réelle, mais perçoit tout de même un salaire mensuel net d’environ 5000 euros par mois versé en France et un reliquat de 2500 euros versé sur un compte en devises en Algérie. Selon nos informations quelques dépôts en espèces ont été constatés ainsi que trois virements émanant de l’étranger. Nous n’avons pas les montants exacts. Cela dit, plusieurs sources nous indiquent qu’il utilise souvent de l’argent en espèces pour régler ses dépenses. De plus, le fils du chef d’état-major réside dans un confortable appartement de quatre pièces, situé dans le 3e arrondissement de Paris, non loin de la place des Vosges, l’un des quartiers les plus prisés de la capitale. Disons qu’il y a pire comme situation professionnelle. Surtout pour un cancre !
Ce contraste entre le discours véhémentement antifrançais du général Chengriha et la réalité des privilèges dont jouit son fils en France illustre à merveille le double langage qui caractérise une partie de l’élite militaire algérienne. Lors d’une discussion avec un haut responsable français, nous avons posé la question : « Pourquoi épargnez-vous le fils du chef d’état-major algérien, vous savez qu’il est en France pour faire de l’influence en faveur de son père ? ». La réponse fut étonnante : « Oui, nous sommes au courant, mais il a deux enfants très malades qu’il soigne en France. Nous ne voulons pas que ces derniers subissent les contrecoups de la politique ! » C’est vrai que les Français sont des « mécréants », des Gwers, comme les appellent les Algériens. Et ils sont tous dénués de compassion.
Il faudrait que les lecteurs puissent imaginer la situation : fils d’un général-major, ancien patron des services algériens, vivant « sans-papiers » en France, mais ne manquant jamais de fonds pour s’offrir de belles virées nocturnes au bord d’un véhicule 4×4 acheté par un donateur pour le papa, lorsqu’il était à la tête du renseignement extérieur, par un « généreux donateur ».
Père, patron des services, le fils SDF en 4×4
Ce n’est pas l’unique « fils de… » qui intéresse les services français. Ils s’étaient intéressés, il y a quelques années, au cas de Mouloud Djebbar, le fils du général M’henna Djebbar. Nous avons là un sacré personnage. Lorsque ce dernier était en détention en Algérie, son fils était quasiment SDF à Paris. Il fut pris en charge par un généreux homme d’affaires algérien qui lui assura le gîte et le couvert depuis plusieurs années. Ce dernier, qui a toujours refusé d’être cité, avait été littéralement racketté par le régime de Tebboune dès 2020. C’est ce qu’il nous a affirmé en nous montrant quelques documents et des jugements abracadabrantesques. Lorsque Djebbar sortit de prison en juillet 2020, il prit contact avec l’homme d’affaires, dont les biens en Algérie avaient été arbitrairement saisis. Il lui certifiait qu’il allait lui « régler tous ses problèmes », mais il posa trois conditions : il ne devait pas s’exprimer publiquement sur son affaire, il devait prendre ses distances avec nous, alors que nous étions en train de préparer une interview exclusive pour relater, dans le détail, ses déboires avec le clan Tebboune et enfin il devait continuer à prendre en charge son fils Mouloud. Plus d’une année plus tard, M’henna Djebbar est réhabilité, à l’automne 2021, et il est nommé patron de la DGDSE. Il jura alors à l’homme d’affaires que tous ses problèmes seront définitivement résolus, que ses biens, injustement saisis, lui seront restitués et, pendant plusieurs mois, le général algérien, patron du renseignement extérieur, poussa l’homme d’affaires à remettre à son fils plusieurs dizaines de milliers d’euros. Un racket en bonne et due forme. Qui ne dit pas son nom.
Officiellement, M’henna Djebbar n’a pas de compte en France, mais il disposait de suffisamment de moyens, à travers son fils. Selon les dires de l’homme d’affaires ce sont des sommes colossales qui lui ont été remises à la fois en France et en Espagne. D’ailleurs, ce n’est pas le seul entrepreneur économique qui a subi le racket de l’ancien patron de la DGDSE. Un autre homme d’affaires, propriétaire d’un grand hôtel parisien, affirme avoir subi le même sort. Lui aussi veut rester anonyme par peur de représailles. Voilà l’Algérie nouvelle !
Il faudrait que les lecteurs puissent imaginer la situation : fils d’un général-major, ancien patron des services algériens, vivant « sans-papiers » en France, mais ne manquant jamais de fonds pour s’offrir de belles virées nocturnes au bord d’un véhicule 4×4 acheté par un donateur pour le papa, lorsqu’il était à la tête du renseignement extérieur, par un « généreux donateur ». Le social, toujours du social !
Le bourreau de Boualem Sansal envoie lui aussi sa fille à Paris.
Lorsque leurs enfants ne sont pas chargés du social à l’ambassade d’Algérie en France ou SDF à Marseille, ils sont étudiants en région parisienne. Ainsi, le discret colonel Salim Bellazoug, qui aspire à devenir général, est celui qui chapeaute, depuis mars 2025, la police judiciaire au sein de la DGSI algérienne. C’est lui qui gère par exemple l’épineux dossier Boualem Sansal et c’est son service qui était chargé d’interroger l’écrivain pour lui accoler des accusations fallacieuses. Ce dernier, traité d’être un suppôt de la France, devait répondre d’opinions exprimées publiquement. Visiblement, le colonel Bellazoug, un proche du général-major M’henna Djebbar qui n’aime pas la France, s’est autorisé à ouvrir un compte bancaire en France, durant l’automne 2023, alors qu’il était en réserve du régime. Il préparait le financement des études de sa fille, envoyée dans l’Hexagone, en septembre dernier. Déjà à Alger, il n’avait pas omis de l’inscrire au Lycée international Alexandre Dumas, appelé communément le LIAD. Le lycée français est très prisé par les membres de la nomenklatura qui se bousculent devant les portes de l’ambassade de France à Alger pour obtenir l’autorisation d’y inscrire leur descendance. Oui, le lycée français pour eux, pendant que les enfants du petit peuple se suffiront de l’école fondamentale et du programme algérien qui enseigne, dès la première, les préceptes de l’islam politique et la très importante matière relative à la toilette mortuaire. Le colonel Bellazoug est très proche de Boualem Boualem. Pourtant, ce dernier n’avait pas réussi à le faire réintégrer dans les services. Un avis contraire émis par la DCSA, pour des raisons que nous ne connaissons pas, empêchait l’actuel patron de la PJ de reprendre du service et ainsi du pouvoir. Il a fallu l’intervention, là aussi, d’un puissant homme d’affaires qui préfère garder l’anonymat, auprès du chef de l’armée Saïd Chengriha pour que la DCSA lève son veto, ce qui permettra au colonel Salim Bellazoug, connu pour son caractère brutal de pouvoir intégrer la DGSI et son service de police judiciaire, tant redouté.
Cela étant dit, une question s’impose : le compte ouvert par cet officier des services auprès de la BNP a-t-il été déclaré ? Et qui plus est comment un fonctionnaire de l’État algérien qui gagne l’équivalent de 700 euros (au change parallèle) peut-il financer les études et le séjour huppé d’une étudiante d’une vingtaine d’années ? La réponse reste ouverte.
Salah Goudjil, l’anti-français dont les petits-enfants seront français !
Nous avions évoqué, dans un précédent article, le fils de Salah Goudjil, pourtant très anti-français, envoyé en poste en France sur recommandation du père, durant les années 1990. Là aussi, comme beaucoup de « fils de », il a bénéficié du dispositif scolaire d’Enseignement des Langues et Cultures d’Origine (ELCO), mis en place en France en 1977. Ce programme visait à offrir des cours facultatifs de langue étrangère au sein de l’école publique, en particulier pour les enfants d’immigrés. Les cours étaient assurés par des enseignants recrutés, rémunérés et encadrés par les pays d’origine ayant signé des accords bilatéraux avec la France, dont l’Algérie. Ces enseignements étaient destinés à faciliter une éventuelle réinsertion dans le pays d’origine des enfants d’immigrés. Or, ce dispositif a permis, pendant de longues années, à des personnes bien placées d’aider l’installation en France de proches et d’amis. Parfois contre rémunération. Si Salah Goudjil a des biens en France, il a, en vérité, beaucoup plus : de petits-enfants parisiens qui seront de fait de futurs citoyens français. En espérant qu’ils n’aimeront pas la France comme leur papy aime l’Algérie.
À suivre…
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