Les prix littéraires honorent l'écrivain en prison

Hommage du Goncourt et du Renaudot à Boualem Sansal

Les deux prestigieux prix littéraires français, le Goncourt et le Renaudot, rendent hommage à Boualem Sansal. Le premier en faisant porter à ses jurés un badge «Je suis Sansal». Le second en décernant à l'écrivain franco-algérien le prix de sa catégorie "Poche" à son roman «Vivre. Le compte à rebours».

Par Karim Maloum

Publié le 4 novembre 2025

Hommage du Goncourt et du Renaudot à Boualem Sansal

Cela fait bientôt un an que l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal est en prison en Algérie.

Cela fait bientôt un an que l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal est en prison en Algérie. Depuis le 16 novembre, date à laquelle il a été arrêté à son retour en Algérie où il a toujours vécu. Un jour pour rappeler que Boualem Sansal n’est pas seulement un grand écrivain franco-algérien : il est un écrivain universel, un homme libre.

Ce mardi 4 novembre, les jurés du Goncourt et du Renaudot ont pensé à lui. Les premiers ont tenu à lui rendre hommage en portant un badge «Je suis Sansal» ; ils avaient déjà exprimé leur solidarité avec l’auteur franco-algérien en décembre dernier, au moment de son incarcération, en réaffirmant leur « condamnation à toute atteinte à la liberté d’expression ».

C’est Laurent Mauvignier, 58 ans, qui a été sacré lauréat du prix Goncourt 2025 pour « La Maison vide » (Éditions de Minuit).

Malgré le silence de toutes parts et la complète incertitude sur l’avenir de Boualem Sansal, les jurés du Renaudot lui ont décerné à l’unanimité leur prix dans la catégorie « poche ».

Pour son roman « Je voulais vivre » (Grasset), Adélaïde de Clermont-Tonnerre a reçu le prix Renaudot en même temps que le Goncourt. Le prix Renaudot essai a, lui, récompensé Alfred de Montesquiou pour son livre Le crépuscule des hommes (Robert Laffont).

Bientôt une année de détention

Boualem Sansal a été arrêté à son retour en Algérie le 16 novembre 2024. Le 26 novembre, il a été mis en examen pour atteinte à la sûreté de l’Etat. Il a été condamné le 27 mars en première instance, par le tribunal correctionnel de Dar El Beida, à cinq ans de prison en vertu de l’article 87 bis du code pénal algérien qui réprime les atteintes à la sûreté de l’État. La même peine allait être prononcée le 1er juillet par la cour d’appel d’Alger.

Boualem Sansal restera en prison. La rumeur qui a circulé ces derniers jours à Alger sur la libération de l’écrivain à la faveur d’une grâce présidentielle pour l’anniversaire du déclenchement de la guerre d’indépendance algérienne, le 1er novembre 1954, n’est pas devenue réalité.

K. M.

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