Hijab, sport et trahison républicaine
En France, on milite pour que des footballeuses portent le hijab. En Algérie, où l’islam est religion d’État, les femmes jouent tête nue. D’un côté, une liberté surveillée ; de l’autre, un régime autoritaire qui n’impose pas le hijab.
Par Fadila Tatah
Publié le 9 avril 2025

Pour ceux qui disent : « À bas le voile ! », on peut leur dire chapeau, car le voile n’a rien à faire dans le sport. Pour elles, les filles de culture musulmane, qui n’ont jamais porté le voile dans le sport ; seules ces dernières années sont synonymes de pression pour qu’elles le portent. Donc laissez-leur un espace de liberté où la religion n’a pas sa place, si tant est qu’il soit prouvé que le hijab soit une préconisation dans l’islam. Nous savons que c’est une préconisation dans la secte des islamistes, qui pourrissent la vie des musulmans avec leur interprétation de textes de vie sociale où tout est interdit, où la femme doit se cacher pour que ces hommes obsédés ne la regardent pas, car ils ne peuvent maîtriser leurs pulsions. Ces mâles ne s’interdisent rien : se mêler de la vie des femmes est leur principale préoccupation.
Les apprentis mollahs en France sont donc soutenus par des personnalités politiques, de préférence non musulmanes, ceci, au cas où elles comprendraient ce qui se passe vraiment. Donc ces politiques se mêlent de ce qui ne les regarde pas et, de ce fait, font un requiem pour que les femmes musulmanes fassent du sport avec un hijab ; pour que les musulmanes, n’aient plus d’arguments pour se rebeller contre le port du voile ; pour que les femmes musulmanes, n’aient plus aucun recours pour pouvoir s’affranchir de ce fardeau qu’est le hijab.
Ces politiques décident d’attaquer en justice des ministres, au prétexte d’islamophobie – ce n’est pas une blague – et ainsi, grâce à leurs actions zélées, tout un pan de femmes françaises n’auront plus aucun recours.

La haine des musulmans est une chose qui doit être le combat d’une vie, et on peut partir du principe que chaque personne est libre de choisir sa religion, de la pratiquer comme elle l’entend. En revanche, imposer quelque chose qui n’est pas dans nos coutumes et traditions, nous faire taxer d’extrême droite, de facho ou d’islamophobe dès qu’on évoque une chose qu’on n’apprécie pas dans l’islam, ou qu’on parle de nos libertés entravées – est insupportable.
Sachant que l’islamophobie est un terme que les islamistes essayent de faire passer comme un délit, alors que nous savons tous que quitter la religion musulmane est impossible car, on naît musulman, on meurt musulman. Il faut que ces personnalités politiques comprennent que celui qui critique la religion musulmane, qui fait du prosélytisme d’une autre religion, qui apostasie, sera en danger de partout dans le monde. La charia n’a pas de frontières, et le musulman appartient à la OUMMA, ladite communauté. Voilà pourquoi le terme « islamophobie », qu’ils ont introduit et qu’ils veulent faire légiférer comme étant un délit, est un moyen de museler tous les musulmans du monde, où qu’ils soient.
Ces porte-paroles, élus ou militants, œuvrent donc pour les islamistes, qui sont convaincus qu’une femme musulmane ne peut être que voilée. Mais ces personnes oublient les musulmanes qui n’ont pas ce choix. Ne parlons pas d’Iran, ne parlons pas de l’Afghanistan, parlons simplement de la France. Oui, la France : le pays des libertés, le pays de la liberté de croire, de ne pas croire, de pouvoir pratiquer ou non sa religion. Que ces personnes arrêtent donc de se mêler de ce qui ne les regarde pas. Chaque fois qu’elles parlent, elles verrouillent encore plus toute possibilité pour les femmes nées de culture musulmane de pouvoir s’émanciper.
Cela a pour conséquence que la Oumma est en mode communautarisme, communautarisme et communautarisme. La Oumma peut se gargariser de ses 1,5 milliard de musulmans dans le monde, sachant que celui qui ne l’est plus ne le dira pas publiquement, au risque d’avoir, au mieux, une fatwa dans les pays occidentaux, et au pire, la prison, les coups de fouet, voire la peine de mort dans les pays où la charia est pratiquée. C’est-à-dire : dans les pays musulmans, où certains ont inscrit l’islam dans leur constitution ayant ainsi fait de l’islam, la religion d’État.
Conséquences : À force de dire aux musulmans que les Français les détestent, qu’ils sont « islamophobes », que les Français détestent tous les musulmans… à force de faire ça, c’est une haine qu’ils déclenchent envers les Français. Et cette haine exprimée ne fait que renforcer le racisme que les Français ont envers leurs concitoyens musulmans.
On ne pourra jamais s’échapper d’une communauté qui, peut-être, ne répond pas à des besoins d’émancipation, de choix de religion, de pratique ou de non-pratique religieuse. En bref, tout ce qui représente le symbole de la liberté.
Ces élus se mêlent d’un problème bien plus grave que ce qu’ils pensent. Et donc oui, on a le droit de critiquer l’islam ; oui, en France, on a le droit d’être islamophobes – cela ne constitue pas un délit ; oui, on a le droit de dire qu’on n’est pas musulman et on a le droit de pouvoir critiquer cette religion ; certaines dérives de cette religion, les interprétations qui en sont faites. En conclusion : on a le droit d’être islamophobe, de critiquer cet islam-là, celui qu’eux valorisent, celui que ces élus soutiennent en voulant imposer le voile dans le sport, cet islam qui n’est pas celui de nos parents.
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