Rejeter une « banalisation de l’insulte »

Violence scolaire : le ministre de l’éducation nationale, Edouard Geffray appelle parents et écoles à un « sursaut collectif »

La violence gangrène l'école de la République. Les parents d'élèves du pays ont reçu une lettre du ministre de l'Éducation Édouard Geffray ce jeudi matin. « L’école fait beaucoup, mais elle ne peut pas tout », a écrit le ministre. Il les appelle à un "sursaut" face à toutes les formes de violences à l'école. "Ces dernières semaines ont été marquées par plusieurs actes violents d'une particulière gravité", a-t-il rappelé, mentionnant l'attaque au couteau d'une professeure par un collégien à Sanary-sur-Mer.

Par Rédaction Rupture

Publié le 12 février 2026

Violence scolaire : le ministre de l’éducation nationale, Edouard Geffray appelle parents et écoles à un « sursaut collectif »

Edouard Geffray appelle à un « sursaut collectif »

Le ministre de l’Éducation a envoyé une lettre aux parents d’élèves de tout le pays ce jeudi matin. « Face au fléau de la violence et du harcèlement, nous avons aussi besoin de votre implication personnelle en tant que parents« , leur écrit Edouard Geffray. Il appelle les parents à un « sursaut collectif » pour préserver l’école.

« L’école fait beaucoup mais elle ne peut pas tout », a écrit le ministre dans une lettre destinée à l’ensemble des parents d’élèves visant à renforcer leur implication dans la prévention, la détection et la lutte contre la violence sous toutes ses formes.

« Ces dernières semaines ont été marquées par plusieurs actes violents d’une particulière gravité », a-t-il rappelé, mentionnant le drame de Sanary-sur-Mer (Var) où une professeure, toujours dans un état critique, a été poignardée par un élève de 14 ans lors d’une pause en classe. « Cela prend aussi la forme de harcèlement, dont plus d’un enfant par classe en moyenne est victime, avec des conséquences destructrices », a-t-il rappelé, appelant à « un sursaut collectif ».

Un enfant n’a pas à être violent, il en va de même de ses parents »

« Cette mobilisation doit porter sur tout le spectre de la violence », a-t-il détaillé. « Un enfant ou un jeune n’a pas à avoir de couteau dans sa poche. Il n’a pas à agresser verbalement ou physiquement ses professeurs ou les personnels de l’éducation nationale. Il n’a pas à être violent, tout simplement. Il en va de même de ses parents », ajoute-til,  précisant que ces « exigences ne relèvent pas seulement du bon sens, mais découlent de la loi, qui garantit le respect dû aux personnes chargées d’une mission de service public d’éducation ».

« Nous avons donc besoin de vous : besoin que vous parliez (…) régulièrement avec vos enfants pour leur rappeler et leur faire respecter ces règles élémentaires. Besoin de votre vigilance pour nous signaler tout fait de harcèlement ou de violence. Besoin que par votre exemple vous leur appreniez à voir dans l’Ecole et dans ses personnels une chance unique », affirme-t-il.

Refuser la banalisation et agir sur l’ensemble du spectre

Dans sa lettre, le ministre demande de « rejeter une banalisation de l’insulte » et d’être attentif aux « violences physiques » comme au « port d’armes blanches ». Il souligne que les comportements violents ont des causes multiples et que « nous détenons tous une partie de la solution pour les éviter et protéger nos enfants ». 

Le propos vise à élargir la responsabilité au-delà de l’école proprement dite : les familles, selon le ministre, ont un rôle déterminant pour prévenir l’escalade des comportements et soutenir les dispositifs de repérage et d’accompagnement mis en place par les établissements.

R. R.

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