Présidentielle 2027 : Mélenchon fait le jeu de Vladimir Poutine en attribuant l’intensification de la menace russe aux frappes ukrainiennes
Les déclarations récentes de Jean-Luc Mélenchon sur la guerre en Ukraine ont renforcé les suspicions de complaisance à l'égard du régime de Poutine. D'une part, le candidat de La France insoumise a rejeté l'idée de fournir des armes de longue portée à l'Ukraine, estimant qu'elles pourraient conduire à sa perte en tant que pays belligérant. D'autres part, il s’interroge sur la raison pour laquelle « la menace paraît plus grande aujourd’hui de la part de la Russie qu’elle ne l’était il y a quelque temps », attribuant cette situation aux « tirs en profondeur que fait l’Ukraine »
Par Karim Maloum
Publié le 26 septembre 2026

Jean-Luc Mélenchon ne cesse de justifier l'intervention russe, c'est la énième fois que cela arrive.
Jean-Luc Mélenchon ne cesse de manifester sa fascination pour les dictateurs et les autocrates. Jean-Luc Mélenchon s’est opposé à la fourniture d’armes de longue portée à l’Ukraine, estimant qu’elles pourraient faire de la France un pays belligéran. A chaque fois, c’est au nom de la désescalade et d’une voie de sortie diplomatique.
Parallèlement, il s’interroge sur la raison pour laquelle « la menace paraît plus grande aujourd’hui de la part de la Russie qu’elle ne l’était il y a quelque temps ». Pour le candidat Insoumis à l’élection présidentielle, la réponse a sans doute « un rapport avec les tirs en profondeur que fait l’Ukraine, position qui jusque-là n’avait pas été celle des Français ».
Ce n’est que la énième justification, par Jean-Luc Mélenchon, à propos de l’intervention russe. LFI est régulièrement soupçonnée de complaisance envers le régime de Vladimir Poutine, ce qu’elle réfute vertement. Ces déclarations, qui placent la responsabilité de la montée des tensions plutôt sur l’Ukraine que sur la Russie, font de Jean-Luc Mélenchon l’un des candidats les plus proches de la rhétorique du Kremlin.
Elles renforcent donc les soupçons de complaisance envers le régime de Vladimir Poutine, et accentuent la distance avec le reste des partis politiques, y compris le Rassemblement national. Samedi 19 septembre, Marine Le Pen a par exemple publié un communiqué, jeudi 24 septembre, dur contre Moscou.
Marine Le Pen a déclaré que la France ne peut plus soutenir financièrement l’Ukraine en raison de la dégradation économique sous Emmanuel Macron. Elle propose de privilégier l’aide militaire et diplomatique. Cette position, partagée par des cadres du RN, est critiquée par la majorité présidentielle, qui y voit un risque pour la sécurité européenne.
Marine Tondelier répond à Jean-Luc Mélenchon, accusé de relativiser l’agression russe
Même ses amis à gauche critiquent sa position en faveur du Kremlin. Marine Tondelier, elle, l’accuse de trouver des excuses à Moscou, tout en le soupçonnant de « faux pacifisme ». Elle lui demande d’être à « la hauteur » de l’enjeu. La candidate écologiste à la présidentielle, Marine Tondelier, a sèchement répondu jeudi à Jean-Luc Mélenchon (LFI), qui avait estimé la veille que l’intensification des menaces russes en Europe était peut-être à mettre en rapport avec les frappes en profondeur de l’Ukraine sur la Russie.
Mélenchon s’acharne aussi à dégrader l’image de Volodymyr Zelensky, dont il ne reconnaît pas la légitimité. Nous parlons pourtant du dirigeant d’une nation souveraine usée par plus de quatre années de guerre.
L’Ukraine devrait organiser des élections si elle souhaite être présente à la table de négociations. Mais pour qui se prend-il pour parler ainsi à un pays agressé ?
Mais aucun scrutin ne peut être organisé sous la loi martiale, en vigueur depuis le début de l’invasion russe. Vendredi, après avoir réuni les chefs de parti ou les candidats à la présidentielle à l’Élysée pour faire un point sur la situation internationale, Emmanuel Macron a prévenu devant la presse que la «nature de l’agressivité russe et des menaces en Europe change».
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