Nucléaire : pourquoi l’Iran ne renoncera pas
440,9 kilogrammes. C’est la quantité d’uranium enrichi à 60 % que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) avait recensée en Iran à la veille des frappes de juin 2025. De quoi nourrir, si la décision politique tombait, jusqu’à une dizaine d’ogives. Et pendant ce temps, on s’extasie, ici et là, sur un Iran qui s’apprêterait à « renoncer ». Renoncer à quoi, au juste ?
Par Mohamed Sifaoui
Publié le 30 juin 2026

Le régime iranien n’abandonne pas son assurance-vie nucléaire.
Le mot est piégé. Un État qui maîtrise l’enrichissement ne se tient pas devant deux portes, la bombe ou le désarmement, mais devant quatre. Il peut démanteler sous contrôle international, comme l’avait fait l’Afrique du Sud en 1991. Il peut se contenter d’un nucléaire civil sous inspection internationale.
Il peut franchir le pas et fabriquer l’arme, comme Pyongyang en 2006. Ou il peut camper dans l’entre-deux, cette zone grise que les stratèges anglo-saxons nomment le seuil stratégique : tout réunir pour assembler une bombe en quelques semaines, parfois moins. Sommer Téhéran de « renoncer », c’est lui d
La suite de cet article est réservée aux abonnés.
Connexion
La rédaction vous conseille
- G7 d’Évian : l’Occident à l’épreuve de ses propres guerres
- Djihadisme : la menace a changé de visage, pas d’intensité
- Pourquoi le régime iranien vise-t-il les Émirats ?
Envie de lire tous les articles ?
Débloquez immédiatement tous les articles. Sans engagement.