En ouverture des questions au gouvernement

L’Assemblée nationale observe une minute de silence à la mémoire de Quentin Deranque

Les députés respecteront une minute de silence ce mardi après-midi pour rendre hommage au jeune homme de 23 ans qui avait été victime d’un lynchage, décédé vendredi à Lyon en marge d'une conférence de la députée LFI Rima Hassan. La demande émanait du président du groupe Union des droites Éric Ciotti, allié de Marine Le Pen, et a été actée par la conférence des présidents de l'Assemblée nationale. Le procureur de Lyon, Thierry Dran, a tenu une conférence de presse ce lundi afin de préciser les circonstances de l’agression mortelle de Quentin D. Il a annoncé l’ouverture d’une enquête pour « homicide volontaire »

Par Karim Maloum

Publié le 17 février 2026

L’Assemblée nationale observe une minute de silence à la mémoire de Quentin Deranque

L'Assemblée nationale va observer une minute de silence en hommage à Quentin Deranque.

Soixante secondes pour honorer la mémoire de Quentin Deranque. Les députés vont observer ce mardi après-midi, en ouverture des traditionnelles questions d’actualité au gouvernement, une minute de silence après le lynchage survenu dans le centre de Lyon, du jeudi 12 février, en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan (La France insoumise), à l’Institut d’études politiques.

D’après le député UDR Éric Ciotti, la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet «a répondu favorablement, avec le soutien quasi unanime des présidents de groupe», à sa demande qu’une minute de silence soit observée «en hommage à Quentin à l’Assemblée nationale cet après-midi lors des questions au gouvernement.»

Le procureur de Lyon, Thierry Dran, a tenu une conférence de presse ce lundi afin de préciser les circonstances de l’agression mortelle de Quentin D. Il a annoncé l’ouverture d’une enquête pour « homicide volontaire » et indiqué qu’il n’y avait pas encore eu d’interpellation.

Quentin Deranque est mort d’un « traumatisme crânien majeur« , a annoncé le procureur ce lundi 16 février. Des lésions essentiellement à la tête qui ne permettaient aucune prise en charge médicale. Ce dernier affirme également qu’une «enquête criminelle des chefs d’homicide volontaire» a été ouverte, en plus de l’enquête délictuelle déjà ouverte pour «coups mortels aggravés et violences aggravées».

Aucun nom n’a filtré pour le moment, le procureur de la République devra confirmer ou infirmer la présence ou non de trois antifas dont l’identité et le visage ont fleuri sur les réseaux sociaux dès vendredi.

L’accès à l’Assemblée nationale suspendu pour l’assistant du député LFI Raphaël Arnault

La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a annoncé lundi suspendre « les droits d’accès » à l’Assemblée de l’assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, Jacques-Elie Favrot, dont le nom est « cité par plusieurs témoins » dans l’agression mortelle du jeune Quentin Deranque, à Lyon.

Mme Braun-Pivet « a décidé de suspendre, à titre conservatoire et sans préjudice des suites de l’enquête judiciaire, les droits d’accès de ce dernier ».

Jacques-Elie Favrot a annoncé dans un communiqué « se retirer de ses fonctions d’assistant parlementaire le temps de l’enquête ». « Menacé de mort par l’extrême droite dans tout le pays et en Europe, il ne peut donc assurer ses fonctions correctement », peut-on lire.

L’assistant parlementaire assure qu’il déposera plainte pour diffamation « contre tous ceux qui l’accusent d’être responsable de la mort de Quentin Deranque ».

« L’ultragauche était à la manœuvre » selon le ministre de l’Intérieur

Invité lundi 16 février, du plateau de France Inter, le ministre de l’Intérieur attend les conclusions du parquet mais évoque un « lynchage à coup sûr » subi par la victime. Laurent Nunez a de nouveau été interrogé sur le possible lien entre l’agression et le groupe antifasciste dissous La Jeune Garde.

Il a affirmé que le jeune homme de 23 ans avait été victime d’« un lynchage à coup sûr », refusant néanmoins le terme de « guet-apens » utilisé par la défense de la famille du militant nationaliste : « Je ne suis pas certain » qu’il y ait eu préméditation.

La veille, Laurent Nuñez a déclaré sur France 2 que les premiers éléments de l’enquête permettaient de dire qu’un groupuscule d’ultragauche était « manifestement » impliqué dans la mort du militant identitaire. « L’enquête permettra de confirmer ou pas si c’étaient des militants de la Jeune Garde. Mais les témoignages vont en ce sens manifestement », a ajouté le ministre.

K. M.

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