Les propos racistes d’un policier municipal de Carcassonne embarrasse le RN, à quelques mois de la présidentielle

Le policier incriminé était bénévole au service de sécurité du Rassemblement national. Une enquête a été ouverte par le parquet de Carcassonne. Des "propos racistes, misogynes, complotistes voire putschistes" y sont tenus. Le Rassemblement national a annoncé sa « radiation des effectifs du service d'ordre et son éviction du parti. L'affaire a pris une dimension nationale à quelques mois de la présidentielle.

Par Karim Maloum

Publié le 10 septembre 2026

"Ces propos sont scandaleux. Propos racistes, misogynes, homophobes qui sont à vomir et qui sont inexcusables. Tous les protagonistes de cette affaire sont suspendus immédiatement et sanctionnés", a déclaré Christophe Barthès, maire de Carcassonne.

L’indignation générale est à la mesure des propos tenus. Des propos racistes, LGBTphobes, complotistes voire putschistes et misogynes d'un policier municipal de Carcassonne, jusque-là membre du service de sécurité du Rassemblement national, ont été révélés mardi 8 septembre par le quotidien régional Midi libre. Tenus lors d'une patrouille de police en novembre 2025, ils avaient été enregistrés par la caméra-piéton de ce policier, sans qu'il s'en rende compte. « Bicots », « bougnoules », « nègres », « singes », « connasses », « gauche de merde » : cette logorrhée, un florilège de cinq minutes issu de plusieurs conversations menées au cours d’une patrouille effectuée le 6 novembre 2025 dans les rues de la ville, a été enregistrée par la caméra-piéton de l’agent.

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