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Le 10 mai 1981, la victoire historique de François Mitterrand
Le 10 mai 1981, à 20h, les écrans de télévision français annoncent la victoire de François Mitterrand à l’élection présidentielle. La première victoire de la gauche au scrutin pour la magistrature suprême de la Ve République.
Publié le 10 mai 2025

À Paris, dès l’annonce, des milliers de personnes convergent vers la place de la Bastille sous une pluie légère, brandissant des roses.
Avec 51,76 % des suffrages, le candidat du Parti socialiste devance Valéry Giscard d’Estaing (48,24 %), devenant le premier président socialiste de la Ve République.
À Paris, dès l’annonce, des milliers de personnes convergent vers la place de la Bastille sous une pluie légère, brandissant des roses, symbole du PS, et scandant des slogans comme « On a gagné ! ». Les klaxons des voitures et les chants, dont « Changer la vie », résonnent dans la capitale et dans d’autres villes.

Après plusieurs échecs présidentiels (1965, 1974), François Mitterrand devient le leader du Parti socialiste, refondé en 1971, et incarne l’espoir d’une alternance face à la droite, au pouvoir depuis 1958 (De Gaulle, Pompidou, Giscard d’Estaing).
Cette élection, marquée par un taux de participation de 85,85 %, met fin à vingt-trois ans de présidence de droite. Âgé de 64 ans, François Mitterrand prendra ses fonctions le 21 mai, ouvrant la voie à des réformes majeures, dont l’abolition de la peine de mort et les nationalisations.
Il occupa plusieurs postes ministériels sous la IVe République, entre 1947 -année où il entra au gouvernement, à l’âge de 30 ans, comme le plus jeune ministre de l’époque- et 1956.
François Mitterrand est avocat et la figure de la gauche française depuis les années 1950. Il occupa plusieurs postes ministériels sous la IVe République, entre 1947 -année où il entra au gouvernement, à l’âge de 30 ans, comme le plus jeune ministre de l’époque- et 1956. Après 1956, il n’occupe plus de fonctions ministérielles, se concentrant sur son rôle de leader de l’opposition et du Parti socialiste jusqu’à son élection comme président de la République en 1981.
La victoire du 10 mai 1981 résulte d’une conjonction de facteurs : rejet du président Giscard d’Estaing, union de la gauche et promesses répondant aux attentes sociales.
Après plusieurs échecs présidentiels (1965, 1974), François Mitterrand devient le leader du Parti socialiste, refondé en 1971, et incarne l’espoir d’une alternance face à la droite, au pouvoir depuis 1958 (De Gaulle, Pompidou, Giscard d’Estaing). Le slogan « La force tranquille », conçu par le publicitaire Jacques Séguéla, joue un rôle déterminant dans sa victoire. Il lui permet de fédérer un électorat diversifié dans un scrutin tendu, démontrant le poids stratégique de la communication dans une alternance historique.
La victoire du 10 mai 1981 résulte d’une conjonction de facteurs : rejet du président Giscard d’Estaing, union de la gauche et promesses répondant aux attentes sociales. Elle marque une rupture institutionnelle, prouvant la capacité de la Ve République à permettre l’alternance. Toutefois, les défis économiques et les attentes élevées posent dès le départ un défi au nouveau pouvoir.
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