Un terroriste arrêté après avoir poignardé trois personnes à Paris : des malades mentaux utilisés comme chair à canon par les islamistes

L'attaque a eu lieu ce lundi à Paris, Porte de Clichy, dans le nord-ouest parisien. Un homme de 31 ans a été interpellé. Le caractère terroriste n'est à ce stade pas retenu par les autorités. Il est connu "pour suivi psychiatrique". Possible que cet individu soit malade. Il y a eu plusieurs attaques terroristes perpétrées par des individus vulnérables. L'histoire regorge d'exemples. Ils sont recrutés et utilisés comme chair à canon par les islamistes. Neuf ans plus tard, les mêmes questions et mêmes suppositions sont en train de se répéter. Aucun travail n'a été accompli, même après les mises en garde de Gérard Collomb, ministre de l'Intérieur de l'époque, qui a souligné, mardi 22 août 2017, l'importance de ne pas laisser les esprits faibles se laisser entraîner à des actes de barbarie.

Par Karim Maloum

Publié le 27 juillet 2026

Un terroriste arrêté après avoir poignardé trois personnes à Paris : des malades mentaux utilisés comme chair à canon par les islamistes

Lundi 14 août 2017, un véhicule a foncé dans la devanture d'une pizzeria à Sept-Sorts, en Seine-et-Marne, tuant une petite fille de 13 ans et blessant une dizaine de personnes.

La liste est très longue en France et à l’étranger. Plusieurs des actes terroristes islamistes ont été commis par des individus reconnus malades pour troubles psychiatriques. En 2017, Gérard Collomb, ministre de l’intérieur disait vouloir « mobiliser les hôpitaux psychiatriques pour identifier les individus radicalisés » et « repérer l’ensemble de ces profils qui, demain, peuvent passer à l’acte ».

Les autorités françaises ont pris conscience de la stratégie de recrutement des individus fragiles mise en place par les islamistes. Lundi 14 août 2017, un véhicule a foncé dans la devanture d’une pizzeria à Sept-Sorts, en Seine-et-Marne, tuant une petite fille de 13 ans et blessant une dizaine de personnes. Le chauffeur qui a été arrêté aussitôt après cet acte, pour lequel la piste terroriste a été écartée, «avait absorbé une quantité importante de médicaments»

Une semaine plus tard, à Marseille, un autre homme tuait une femme en propulsant son véhicule sur des arrêts de bus.

Vendredi 18 août, des attentats à la voiture-bélier ont eu lieu à Barcelone et à Cambrils (Espagne). Dans ces cas, les conducteurs présentaient des troubles psychologiques.

C’est ce qui a conduit le ministre de l’Intérieur à souligner, mardi 22 août, l’importance de ne pas laisser les esprits faibles se laisser entraîner à des actes de mimétisme.

Trois femmes âgées de 19 ans, 24 ans et 36 ans ont été blessées par un homme armé de deux couteaux à Paris, lundi 27 juillet. L’attaque a eu lieu au niveau de l’arrêt de tramway Porte de Clichy, dans le 17e arrondissement de Paris, a précisé le parquet de la capitale.
Sur les images filmées par des passants, que nous avons pu authentifier, on voit un homme en jogging beige, aux cheveux longs, courir avec deux très longs couteaux dans les mains. Puis il est immobilisé, entouré par des passants.

Selon le ministre de l’Intérieur, un suspect « a été interpellé par un policier de la préfecture de police hors service », dont il a salué « le courage ». « Un individu a attaqué trois femmes avec deux couteaux de cuisine », indique Laurent Nuñez à la sortie du Conseil des ministres. Il précise que leur vie n’est pas en danger, mais deux sont « blessées assez gravement »
Selon le ministre de l’Intérieur, « l’individu tient des propos incohérents ». Il a donné « une identité déclarative », c’est-à-dire qu’il n’avait pas de preuve d’identité sur lui.

Selon les informations fournies par le parquet de Paris, le suspect est âgé de 31 ans. Il a été « placé en garde à vue du chef de tentatives de meurtre », a précisé le parquet. Il est connu « pour suivi psychiatrique », précise la source policière à France Télévisions.

« Il faudra rester très prudent sur les mobiles de cet acte extrêmement violent. L’individu, nous dit-on, tient des propos incohérents », a déclaré le ministre de l’Intérieur. Le caractère terroriste n’est à ce stade pas retenu par les autorités, mais le parquet national antiterroriste a été avisé.

Neuf ans plus tard, les mêmes questions et mêmes suppositions sont en train de se répéter. Aucun travail n’a été accompli, même après les mises en garde du ministre de l’Intérieur de l’époque qui a souligné, mardi 22 août 2017, l’importance de ne pas laisser les esprits faibles se laisser entraîner à des actes de barbarie.

K. M.

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