Immigration : la France veut mettre fin à l’accord « un qui entre, un qui sort » avec le Royaume-Uni au-delà du 1er octobre
La pression migratoire qui n'a cessé de s'accentuer depuis le début de l'année 2015 a entraîné un retour important de la préoccupation liée à l'immigration de l'ensemble des États européens. Entré en vigueur en août 2025, l’accord «one in, one out» entre la France et le Royaume-Uni vise à organiser le renvoi de migrants entre les deux pays. L’expérimentation, qui arrivait à échéance le 1ᵉʳ octobre, n’a pas permis d’obtenir les résultats escomptés aux yeux de Paris. En 2025, près de 50 000 personnes ont tenté de traverser la Manche.
Par Karim Maloum
Publié le 30 septembre 2026

La France ne souhaite pas poursuivre l'expérimentation de l'accord migratoire "one in, one out" avec le Royaume-Uni au-delà du 1er octobre.
Entré en vigueur en août 2025, l’accord «one in, one out» (« un qui entre, un qui sort ») entre la France et le Royaume-Uni vise à organiser le renvoi de migrants entre les deux pays. L’initiative fait actuellement l’objet de négociations, la France se montrant réticente à la pérenniser.
Le Royaume-Uni a tenté jusqu’au bout de prolonger l’accord pilote. Il arrivait à échéance au 1er octobre. Le nouveau premier ministre travailliste, Andy Burnham, avait encore plaidé pour que le programme se poursuive, lors de sa rencontre avec le président français, Emmanuel Macron, début septembre, à Londres. Paris était, à rebours, pressé de sortir de cette coopération dans le contrôle des flux migratoires.
La France n’a jamais envisagé de prolonger cet accord conclu à l’été 2025 et officiellement lancé en août 2025. Cette position avait déjà été exprimée publiquement par Laurent Nuñez. Lors de son audition devant une commission de l’Assemblée nationale en juin, le ministre de l’Intérieur avait déclaré : « Pour notre part, nous voulons sortir de cette relation bilatérale avec le Royaume-Uni. »
Il est, pour l’heure, difficile de faire le bilan de l’accord «one in, one out» les gouvernements français et britanniques communiquant peu sur le sujet. Les chiffres obtenus par nos confrères du Times révèlent que 1.400 migrants ont été expulsés vers la France depuis le début du mois, tandis qu’un même nombre de demandeurs d’asile ont été transférés au Royaume-Uni, conformément aux termes de cet accord.
Pour la majorité des Français, il est impératif d’arrêter l’immigration légale et illégale
La pression migratoire qui n’a cessé de s’accentuer depuis le début de l’année 2015 et l’impression d’autorités européennes et nationales largement dépassées par la gestion de celle-ci ont entraîné un retour important de la préoccupation liée à l’immigration. Lorsqu’on interroge les citoyens sur leurs principales préoccupations, l’immigration vient désormais en tête des thèmes les plus fréquemment cités à l’échelle de l’Union européenne.
Il n’y a rien d’étonnant à ce que la France prenne une décision. Immigration incontrôlée, intégration ratée, communautarisme chaotique, explosion de la délinquance, l’islamisme qui s’attaque régulièrement à la liberté et à la démocratie ont poussé les Français à trancher la question.
Pour la majorité des Français, il est impératif d’arrêter l’immigration légale et illégale pour quelques années. C’est une réalité dans la majorité des pays européens.
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