Grève à Radio France votée contre l’édito de Charles Sapin : la vision sectaire et totalitaire qui mit en péril la radio publique
Depuis des décennies, la gauche radicale a peu à peu privatisé de larges pans des médias des services publics à son profit idéologique. Le journaliste de « Valeurs Actuelles » officiera en compagnie d’éditorialistes dominicaux de « toutes tendances ». La direction de France Inter s'est attirée les foudres des totalitaires du service public. C’est une aberration. Ce n’est pas du journalisme — c’est un renoncement. Et c’est, au fond, une forme d’injustice.
Par Karim Maloum
Publié le 3 septembre 2026

La bêtise a encore sévi à Radio France. Les personnels réunis mercredi 2 septembre 2026 en assemblée générale, ont demandé à leur direction le retrait de la chronique hebdomadaire attribuée, sur France Inter, à un journamiste du magazine Valeurs actuelles, et ont voté le principe d’une grève.
La direction de la radio a confié un édito chaque dimanche au journaliste Charles Sapin, nouveau directeur adjoint de Valeurs actuelles. Une voix de droite mais qui complète un casting équilibré dans lequel figurent aussi Camille Vigogne, du Nouvel Obs, et Anne Rosencher, de l’Express.
Depuis des décennies, la gauche radicale a peu à peu privatisé de larges pans des médias des services publics à son profit idéologique. Ce pluralisme a provoqué la fureur de la société des journalistes (SDJ) de France Inter, qui a rédigé un communiqué hallucinant, en protestation contre une « ligne rouge inacceptable. »
Seul un mouvement de pensées qui se situe à gauche, souvent à l’extrême gauche, devrait être pris en compte
Dans cette affaire, il y a deux sujets… Celui de la pluralité des idées dans les médias publics. Elle n’existe pas. C’est une aberration, quand on dit médias publics ça sous-entend que ce sont des médias qui représentent tout les Français.
L’autre sujet, l’ingérence des syndicats dans la gestion et la ligne éditoriale de France Télévision et Radio France. Ce qui n’est pas du tout dans leurs prérogatives. Les syndicats sont là pour défendre les droits et les intérêts socio-économiques des travailleurs. Des journalistes ont-ils été licenciés pour que soit recruté Charles Sapin ? Si cela avait été le cas, on pourrait comprendre que les syndicats réagissent.
Donc, résumons. Depuis de longues années, la gauche culturelle s’est installée dans les médias publics, occupant ainsi une position dominante. Seul un mouvement de pensées qui se situe à gauche, souvent à l’extrême gauche, devrait être pris en compte. Le tout largement financé avec l’argent des Français. Et là, aucun problème.
Il n’y a pas de débat sur la liberté d’opinion. Pas besoin de s’inquiéter pour le pluralisme. Pour pouvoir s’exprimer à Radio France, il est indispensable d’être membre d’un parti de gauche radicale, qui défend l’immigration et l’alliance avec les islamistes. Tous les autres individus portant des opinions opposées sont sans aucun doute d’extrême droite, rien que cela.
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