État du Sud yéménite : l’importance de l’indépendance et son rôle dans la lutte contre l’islamisme

Les réalités de terrain confirment que l’État du Sud envisagé n’est pas seulement un projet politique : il constitue également un verrou sécuritaire face aux deux forces extrémistes les plus dangereuses aujourd’hui au Yémen : Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQAP) et les milices houthies soutenues par l’Iran. Les provinces sudistes se sont transformées récemment en théâtre de confrontation simultanée avec Al-Qaïda et les Houthis.

Par Hassen Chalghoumi

Publié le 26 décembre 2025

État du Sud yéménite : l’importance de l’indépendance et son rôle dans la lutte contre l’islamisme

Si un nouvel État du Sud voit le jour, il pourrait devenir un partenaire régional fiable, contribuant à combattre l’extrémisme.

Le 30 novembre 1967, le dernier soldat britannique quitte Aden, marquant la proclamation de la République de l’Arabie du Sud (devenue ensuite la République populaire du Yémen du Sud) en tant qu’État indépendant et pleinement souverain. Cette date représente l’aboutissement d’une longue lutte menée par le peuple du Sud contre la colonisation britannique (1839–1967), jalonnée de sacrifices et d’actes de résistance rejetant toute tutelle et toute soumission.

Pour la première fois dans l’histoire moderne, une république voit le jour dans la péninsule arabique sous la direction des fils du Sud eux-mêmes, unifiant plus de vingt sultanats, émirats et cheikhats jusque-là fragmentés au sein d’un seul cadre national. L’État du Sud a ainsi consolidé une identité nationale sudiste, démontrant la capacité des populations à gouverner leurs affaires et à bâtir des institutions modernes dans l’éducation, la santé, la sécurité et d’autres secteurs durant la période post-indépendance (1967–1990).

Malgré ces acquis, l’État du Sud a subi des pressions internes et externes, culminant avec une unification intégrative avec le Nord en 1990. Mais cette unité a été rapidement « assassinée » : le régime de Sanaa a renversé les bases du partenariat et déclenché, à l’été 1994, une guerre totale pour soumettre le Sud. La guerre s’est achevée par l’entrée des forces d’Ali Abdallah Saleh et d’Ali Mohsen à Aden, le 7 juillet 1994, entraînant la destruction des fondements de l’État sudiste, le pillage de ses ressources et l’exclusion de ses cadres, dans ce que les Sudistes décrivent comme une « seconde occupation », plus injuste encore que la précédente. La guerre de 1994 a constitué la « balle de grâce » pour le projet d’unité, provoquant une véritable catastrophe qui a détruit le rêve du partenariat et replongé le Sud dans des décennies de domination et de dépendance.

De cette épreuve est née une nouvelle dynamique nationale : d’abord le Hirak pacifique (à partir de 2007), puis une résistance armée qui a conduit à l’émergence du Conseil de transition du Sud en 2017, en tant que porteur politique du projet de « deuxième indépendance ». Aujourd’hui, les Sudistes considèrent la restauration de leur État comme un droit fondamental non négociable, et une étape décisive pour mettre fin au cycle des conflits et construire un avenir stable et prospère. Les habitants du Sud ont en effet subi une marginalisation politique et économique pendant des décennies après l’unité, sans être réellement rétablis dans leurs droits par les accords successifs.

Dans ce contexte, la proclamation d’un État du Sud est perçue comme une voie permettant de rendre la décision aux Sudistes, de leur donner la maîtrise de leurs ressources, et de renforcer la justice et le développement. Un rapport du média sudiste 4 May a souligné que la libération d’Aden des Houthis en 2015 a constitué un point de départ pour restaurer la décision sudiste, renforcer la sécurité et bâtir l’État attendu, le Conseil de transition ayant joué depuis lors un rôle central dans la protection des acquis de la libération et la réalisation des aspirations sudistes. Ainsi, l’indépendance du Sud n’est pas seulement un objectif émotionnel, mais un projet politique de construction d’un État moderne fondé sur la représentation réelle, l’inclusion et la fin d’une longue période d’exclusion.

Hadramout : capitale du Sud et profondeur stratégique

Les évolutions récentes proposent une vision dans laquelle Hadramout — la plus grande province du Sud en superficie et en richesses — deviendrait la capitale de l’État sudiste attendu. Hadramout se distingue par une position stratégique et des ressources naturelles considérables (pétrole, minerais, pêche), ainsi qu’un tissu social relativement stable qui l’a aidée à éviter une grande partie des conséquences de la guerre. Des analystes sudistes estiment qu’Hadramout représente la profondeur géopolitique, humaine et économique du Sud ; en faire un siège de la capitale permettrait de mieux répartir le développement et les centres de décision, sans les concentrer uniquement à Aden.

L’importance d’Hadramout s’est renforcée avec le succès des forces d’élite hadramies, affiliées au Conseil de transition, dans l’instauration de la sécurité dans la vallée et le désert d’Hadramout, et l’expulsion d’éléments extrémistes. Depuis la libération de Mukalla (capitale côtière d’Hadramout) du contrôle d’Al-Qaïda en 2016, la province est devenue un modèle de réussite de la gestion sécuritaire sudiste, avec le soutien de la coalition. Le chercheur Saeed Bakran indique que les forces sudistes ont été un partenaire majeur dans la lutte contre le terrorisme depuis cette libération, obtenant d’importants succès dans le démantèlement des capacités d’Al-Qaïda, y compris ses réseaux économiques dans les ports et les voies de contrebande de pétrole. Mukalla abrite désormais des institutions civiles et sécuritaires sudistes actives, ce qui renforce l’idée d’un rôle de capitale ou de centre politique pour l’État à venir.

Aden demeure un symbole historique et une capitale politique et économique essentielle du Sud — souvent appelée « la capitale éternelle du Sud ». Mais l’option Hadramout s’inscrit dans une approche stratégique visant un équilibre administratif et de développement entre toutes les régions sudistes. Cette orientation reflète la conscience de l’importance d’Hadramout : la Rencontre consultative d’Hadramout (réunie en mai 2023) a mis en évidence un consensus historique sur l’unité de la position hadramie dans le cadre d’un État du Sud fédéral.

Par ailleurs, l’extension du contrôle du Conseil de transition sur les villes de la vallée d’Hadramout (Seiyoun et Tarim) au début de décembre 2025 a confirmé qu’Hadramout, dans ses dimensions côtière et intérieure, est devenue le cœur vivant du Sud. Dans cette logique, faire de Mukalla le siège de l’autorité sudiste enverrait un message d’unité et de complémentarité entre les régions, garantirait une répartition plus équitable des pouvoirs et des richesses, et tirerait parti du poids économique d’Hadramout, notamment ses ressources pétrolières (le champ d’Al-Masila, entre autres) et son ouverture maritime sur la mer d’Arabie.

L’État du Sud face à l’extrémisme et au terrorisme

Les réalités de terrain confirment que l’État du Sud envisagé n’est pas seulement un projet politique : il constitue également un verrou sécuritaire face aux deux forces extrémistes les plus dangereuses aujourd’hui au Yémen : Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQAP) et les milices houthies soutenues par l’Iran. Les provinces sudistes se sont transformées récemment en théâtre de confrontation simultanée avec Al-Qaïda et les Houthis.

En décembre 2025, le Conseil de transition a lancé une vaste opération militaire dans la province d’Abyan contre des poches d’Al-Qaïda, dans le cadre de la campagne « Siham Al-Sharq », afin de nettoyer leurs bastions. Cette opération s’inscrivait dans la continuité d’actions menées avec succès dans la vallée d’Hadramout et Al-Mahra, où les lignes d’approvisionnement du groupe ont été coupées et son influence réduite. Des experts sécuritaires estiment que les forces sudistes ont, au fil des années, affaibli de manière notable les capacités logistiques et financières d’Al-Qaïda.

Depuis la libération d’Aden, d’Abyan et de Shabwa en 2015–2016, les forces sudistes, soutenues par la coalition, ont poursuivi les éléments d’Al-Qaïda dans les montagnes d’Abyan, Shabwa et Hadramout, remportant des succès majeurs, notamment la défaite d’Al-Qaïda à Mukalla en 2016. Des responsables militaires sudistes ont souligné récemment que la sécurité du Sud est une priorité absolue, et qu’un retour du terrorisme ne sera pas toléré ; les forces continueront à traquer les cellules extrémistes jusque dans leurs repaires montagneux pour les éradiquer.

Parallèlement, le Sud fait face aux milices houthies, qui contrôlent Sanaa et la majorité des provinces du Nord. Malgré une trêve non déclarée depuis 2022, les Houthis restent une menace persistante le long des frontières du Sud, notamment dans les zones d’Al-Dhalea et Lahj. Les Sudistes ont joué un rôle clé pour arrêter l’expansion houthie en 2015 : la résistance sudiste, avec l’appui de la coalition, a libéré Aden et plusieurs provinces lors d’affrontements violents à l’été 2015, connus sous l’opération « Al-Sahm Al-Dhahabi » (la Flèche d’or).

Les Sudistes ont consenti d’importants sacrifices pour repousser les milices houthies et celles de Saleh, soutenus par une mobilisation populaire sans laquelle cette victoire rapide n’aurait pas été possible. Aujourd’hui, les forces sudistes constituent une ligne de défense essentielle empêchant une nouvelle invasion du Sud, et bloquant l’extension de l’influence iranienne vers la mer d’Arabie et le golfe d’Aden.

Des observateurs notent également une convergence d’objectifs entre Al-Qaïda et les Houthis dans leur ciblage du Sud : tous deux cherchent à empêcher l’émergence d’un acteur stable et à épuiser ses forces. Le chercheur Bakran a évoqué « une correspondance claire entre les objectifs d’Al-Qaïda et des groupes extrémistes, d’une part, et ceux des Houthis soutenus par l’Iran, d’autre part ». Selon la lecture sudiste, ce chevauchement résulte de politiques menées par Ali Abdallah Saleh auparavant, puis par les Houthis, consistant à instrumentaliser la carte des organisations terroristes pour discréditer des adversaires ou faire pression sur la coalition. À titre d’exemple, les Houthis ont été accusés d’avoir libéré des détenus liés à Al-Qaïda et à Daech lors de leur contrôle de villes sudistes en 2015, comme Aden et Mukalla, facilitant l’évasion et la dispersion de dizaines d’extrémistes.

Dès lors, la création d’un État du Sud indépendant priverait ces groupes de l’environnement de chaos et de conflits dont ils se nourrissent, et renforcerait la lutte antiterroriste au niveau régional et international. Le Conseil de transition a appelé à plusieurs reprises la communauté internationale à un partenariat plus profond avec le Sud dans ce domaine, estimant que la proclamation de l’État du Sud soutiendrait l’axe de la modération et la lutte contre l’extrémisme sous toutes ses formes.

Les contradictions du rôle saoudien dans les derniers événements

Malgré le rôle majeur joué par l’Arabie saoudite au sein de la coalition arabe, en soutien à la légitimité et contre les Houthis depuis 2015, la position de Riyad concernant la question sudiste a montré récemment certaines contradictions. D’un côté, l’Arabie saoudite réaffirme officiellement son attachement à l’unité du Yémen et à son intégrité territoriale, et se montre réservée face à toute initiative unilatérale d’indépendance. De l’autre, elle (ainsi que la coalition) a reconnu implicitement le poids de la question sudiste à travers l’accord de Riyad de 2019, qui a conféré au Conseil de transition une légitimité en tant que partenaire au pouvoir.

Riyad a également déclaré récemment que « la question sudiste est une cause juste et sera résolue par le dialogue entre toutes les parties yéménites dans le cadre d’un règlement politique global ». Cette reconnaissance a été accompagnée d’une appréciation du rôle des Sudistes dans le combat contre les Houthis aux côtés de la coalition. Les forces soutenues par l’Arabie saoudite (telles que les Brigades Al-Amaliqa et les forces “Deraa Al-Watan”) ont coopéré avec les forces du Conseil de transition pour libérer des zones sudistes des Houthis et d’Al-Qaïda, confirmant que Riyad perçoit le Sud comme un partenaire sécuritaire.

Toutefois, un tournant est apparu avec les mouvements récents du Conseil de transition visant à étendre son contrôle sur ce qui restait du territoire sudiste dans les provinces d’Hadramout (vallée et désert) et d’Al-Mahra, fin 2025. Le Conseil a présenté ces actions comme nécessaires pour sécuriser les frontières du Sud et combler un vide sécuritaire, en particulier après la montée des appels populaires à Seiyoun et Al-Ghaydha exigeant le départ des forces nordistes et la proclamation de l’État du Sud. Riyad a réagi avec une forte réserve : le ministère saoudien des Affaires étrangères a publié un communiqué ferme rejetant ces mesures militaires unilatérales menées sans coordination préalable avec le Conseil présidentiel ou la coalition, qualifiant ces actions d’« escalade injustifiée ayant porté atteinte aux intérêts du peuple yéménite… ainsi qu’à la cause sudiste et aux efforts de la coalition ».

Le Royaume a exigé un retrait « souple et urgent » des forces du Conseil de transition des deux provinces. Un groupe militaire conjoint saoudo-émirati a également été envoyé à Aden pour coordonner avec la direction du Conseil de transition le retour des forces à leurs positions précédentes et le transfert de camps aux autorités locales et aux forces gouvernementales “Deraa Al-Watan”.


Parallèlement, Riyad a renouvelé son soutien au président du Conseil présidentiel et au gouvernement, et a souligné la nécessité de rassembler les forces et d’éviter toute démarche susceptible de déstabiliser la situation. Ces positions placent le Conseil de transition dans une équation délicate : l’Arabie saoudite, qui a accueilli sa direction politiquement depuis 2019 et soutenu l’effort militaire de la coalition dont les Sudistes constituaient un pilier, le met désormais en garde contre le fait « d’aller trop loin » dans un processus de séparation unilatérale. Des composantes yéménites favorables à l’unité (gouvernement et partis) ont salué la position saoudienne, la considérant comme une réaffirmation de l’engagement de Riyad en faveur de l’unité du Yémen et du refus de sa partition.

Cette prudence saoudienne s’explique par des considérations géopolitiques et sécuritaires complexes. Selon une analyse du Centre Sana’a, l’Arabie saoudite apparaît « plus prudente et plus inquiète face à l’idée de sécession » que son allié émirati. Riyad craint qu’une division du Yémen ne produise des entités faibles et concurrentes le long de sa frontière sud, ouvrant la voie à une influence accrue de puissances rivales (l’Iran via les Houthis au Nord, et peut-être d’autres acteurs au Sud). Elle redoute également de perdre la carte de « l’unité yéménite » comme levier dans ses équilibres régionaux. C’est pourquoi elle a maintenu un discours officiel en faveur d’un « Yémen unifié », même lorsqu’elle soutenait implicitement des arrangements spécifiques au Sud. Des experts estiment qu’en l’absence d’un feu vert saoudien, il serait très difficile de réussir toute démarche de séparation, compte tenu de l’influence économique et militaire de Riyad au Yémen.

Le paradoxe est devenu plus visible dans le comportement saoudien récent : tandis que Riyad fait pression sur le Conseil de transition pour qu’il se retire sur le terrain, elle a, de son côté, choisi de dialoguer directement avec les Houthis en marge des autres forces yéménites. Depuis mi-2022, le Royaume a engagé des négociations bilatérales confidentielles avec les Houthis (via une médiation omanaise), excluant le gouvernement, le Conseil de transition et d’autres parties. En mars et avril 2023, des délégations saoudiennes ont rencontré des responsables houthis à Riyad et à Sanaa, dans le cadre d’efforts visant à une trêve longue ou un accord de fin de guerre.

Le gouvernement yéménite a accueilli ces démarches publiquement, mais il a été, en pratique, marginalisé, tout comme le Conseil de transition. Cette approche a renforcé les craintes sudistes qu’un accord saoudo-houthi puisse se faire au détriment de leur cause, ou à tout le moins repousser la solution de la question sudiste à une phase ultérieure incertaine. Une publication du Centre Sana’a a même décrit la situation comme si « l’Arabie saoudite négociait les termes de sa reddition » aux Houthis, en concédant des mesures importantes (allègement des restrictions, proposition de paiement des salaires des combattants houthis) sans garanties équivalentes. Si cette lecture se confirme, cela signifierait que Riyad cherche à sortir du conflit à presque n’importe quel prix, même si les Houthis demeurent dominants au Nord, laissant le Sud suspendu sans solution définitive. Un tel scénario constitue un cauchemar pour le Conseil de transition, car il entérine un statu quo qu’il rejette : ni unité stable, ni indépendance achevée.

Dans ce contexte, des dirigeants du Conseil de transition affirment que leurs actions récentes sont le résultat naturel d’un long parcours de lutte et d’un constat d’échec des solutions temporaires imposées de l’extérieur. Ils estiment que le Sud est un acteur incontournable dans toute équation, et que le Yémen ne peut se stabiliser sans répondre aux aspirations du peuple sudiste. Ils soulignent également que la stabilité du Sud dépend de la capacité des Sudistes à gérer leurs affaires, et que toute solution ignorant la question sudiste restera fragile et vouée à l’échec. Selon eux, Riyad et la communauté internationale doivent adopter une approche réaliste face à des revendications jugées légitimes, au lieu de les repousser ou de chercher à les contourner. Ils rappellent enfin qu’ils sont des partenaires essentiels dans la lutte antiterroriste et dans la confrontation à l’influence iranienne, et qu’un État du Sud serait un facteur de soutien aux objectifs régionaux communs.

Conclusion : le Sud à la croisée des chemins

Le Sud yéménite traverse aujourd’hui une étape historique comparable à celle de l’indépendance de 1967. Le peuple qui a arraché sa liberté à une grande puissance coloniale il y a 58 ans se tient désormais, avec une détermination renouvelée, aux portes de sa « deuxième indépendance ». À chaque commémoration du 30 novembre, la mémoire nationale sudiste se ravive, et avec elle la conviction que le drapeau du Sud, déjà hissé sur une terre libre, flottera à nouveau sur un État indépendant.
Les développements récents montrent que la cause sudiste est passée des appels et des revendications à la construction d’un fait politique et territorial, faisant du Sud un acteur dans l’écriture de son propre avenir, s’appuyant sur une volonté populaire forte et sur d’importants sacrifices humains.

Avec la montée du soutien populaire à Aden, Mukalla, Seiyoun et dans l’ensemble des villes sudistes en faveur de la proclamation d’un État, toutes les parties se trouvent contraintes de traiter ce fait nouveau avec sérieux. Le Conseil de transition porte une responsabilité historique : préserver l’unité interne et renforcer un discours politique rationnel, afin de saisir une opportunité rare pour réaliser l’objectif central, à savoir la restauration d’un État du Sud fédéral pleinement souverain.

Dans le même temps, la région et le monde doivent comprendre que répondre aux aspirations sudistes constitue une clé pour une stabilité durable dans le sud de la péninsule arabique, et pour une coopération efficace dans la lutte contre le terrorisme et la protection des voies maritimes internationales. Si un nouvel État du Sud voit le jour, il pourrait devenir un partenaire régional fiable, contribuant à combattre l’extrémisme — qu’il soit houthi ou lié à Al-Qaïda — et à sécuriser la porte de la mer d’Arabie et du détroit de Bab el-Mandeb face aux menaces terroristes et criminelles.

H. CH.

(*) Président de la Conférence des Imams de France.

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