Boualem Sansal arbitrairement condamné : Et maintenant ?
C’est désormais écrit, noir sur blanc, dans l’obscurité des registres judiciaires algériens : Boualem Sansal est coupable. Coupable d’écrire. Coupable d’exprimer une opinion. Coupable d’exister sans plier. Ce jeudi 27 mars 2025, le tribunal de Dar El-Beida, inféodé jusqu’à la moelle aux appareils politiques et sécuritaires du pays, à l’image de l’ensemble du système judiciaire algérien, a condamné l’écrivain à une peine de cinq ans de prison ferme et à 500 000 dinars d’amende (environ 3 500 euros). Une décision aussi arbitraire qu’attendue. Elle ne dit rien à propos du droit. Elle dit tout du pouvoir algérien.
Par Mohamed Sifaoui
Publié le 27 mars 2025
Au cœur de ce jeu d’ombres, reste Boualem Sansal, digne, debout, lucide.
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