Blocage des lycées : Sébastien Lecornu convoque une cellule interministérielle de crise

La violence gagne du terrain dans plusieurs villes de France : Rennes, Paris, Marseille ou encore Strasbourg. De nombreux lycées étaient bloqués ce matin et le mouvement s’étend aux facultés. Face à l’ampleur de la violence qui émaille, le Premier ministre convoque une cellule de crise.

Par Karim Maloum

Publié le 1 octobre 2026

Blocage des lycées : Sébastien Lecornu convoque une cellule interministérielle de crise

Blocus des lycées et des facs : un mouvement de plus en plus violent.

Des tensions et des dégradations ont éclaté dans plusieurs villes. Sébastien Lecornu convoque une cellule interministérielle de crise à 13h au ministère de l’Intérieur consacrée à la contestation lycéenne. À 11h, 500 personnes ont été interpellées sur tout le territoire, en dehors de Paris et de la petite couronne. 140 personnes ont été placées en garde à vue et 50 policiers ont été blessés en marge de la contestation lycéenne et étudiante.

Ce mouvement est marqué par de nouvelles violences, y compris celles qui ont perturbé certains blocages ces derniers jours. Selon les premières remontées policières, des lycées étaient déjà bloqués en début de matinée à Paris, Marseille, Strasbourg, Rennes et Marseille. Dans le Rhône, vers 8h30, la préfecture comptabilise 27 établissements concernés par des mobilisations, dont 5 collèges. Le proviseur du lycée Victor Hugo à Marseille et une partie de son équipe ont été aspergés d’essence dans la matinée.

Ce genre de mouvement a toujours été une source de peur pour les divers pouvoirs, qu’ils soient de gauche ou de droite. Un mouvement de contestation peut être facilement généré par une simple étincelle, des poublles brûlées. Personne ne sait jamais comment mettre fin à cela. Il se propage de manière semblable à un incendie dans les forêts.

Des proviseurs du lycée Victor-Hugo à Marseille éclaboussés par de l’essence lors d’une tentative d’incendie

Le proviseur du lycée professionnel Fernand Degrugillier à Auchel, dans le Nord, a reçu « un projectile à la tête » en marge de la mobilisation des lycée, indique la rectrice de Lille à TF1/LCI. « Il est tombé à terre, il est actuellement hospitalisé », ajoute la rectrice qui précise qu’une plainte va être déposée au nom de l’institution. Une enquête a été ouverte pour déterminer l’origine de ce projectile.

Ainsi à Tours, un jeune homme a été blessé mercredi à la tête et hospitalisé pour des lésions « compatibles » avec un tir de LBD, selon la procureure de la République de cette ville. L’IGPN, la « police des polices », a été saisie de trois enquêtes après que des lycéens ont été blessés lors de blocages d’établissements.

Pour la seule journée de mercredi, 625 personnes ont été interpellées et 83 policiers et gendarmes blessés. Depuis le début des blocus, 119 élèves et personnels ont été blessés.

Le hall du lycée Nelson Mandela, dans le centre de Nantes, a été détruit par un incendie jeudi matin lors du blocage de l’établissement.

Un « incendie volontaire », dont l’origine n’a pas été précisée, a été déclenché et s’est propagé sur la façade du lycée avant d’être maîtrisé, selon la proviseure adjointe, Gaëlle Cordier.

Violences lors des blocages: Marine Le Pen accuse Jean-Luc Mélenchon d’avoir une « lourde responsabilité »

La candidate RN à l’élection présidentielle, Marine Le Pen, accuse Jean-Luc Mélenchon d’avoir « une lourde responsabilité » dans les violences survenues lors des blocages.

« En se rendant personnellement devant les lycées pour haranguer les jeunes, en appelant ses militants à l’insurrection, en envoyant ses députés devant les établissements, Jean-Luc Mélenchon porte une lourde responsabilité dans la situation que connaît aujourd’hui notre pays », écrit-elle sur X.

« Rien ne saurait justifier que ces exactions, commises depuis plusieurs jours et qui s’intensifient, perdurent », poursuit-elle.

Les élèves protestataires sont chauffés à blanc par des messages sur les réseaux sociaux des députés et dirigeants de la France Insoumise. Des individus encagoulés, habillés de noir, miliciens ultraviolents appelés « antifas », et sortis de nulle part se glissent parmi les personnes présentes pour en découdre. Ils provoqueront la police et les CRS jusqu’à ce qu’il y ait une riposte.

Le préfet de la Loire-Atlantique condamne « très fermement » les actes de violence survenus en marge des blocages

Le préfet de la Loire-Atlantique, Laurent Hottiaux, dit condamner « très fermement » les actes de violence « qui mettent en danger les équipes éducatives, les élèves ainsi que la sécurité des personnes et des biens ».

Selon un communiqué, neuf établissements ont été « dégradés » tandis que trois ont été victimes d’incendies dans la ville de Nantes.

K. M.

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