Assassinat de Samuel Paty : c’est la République qui est visée et la bête est toujours là, prête à attaquer

Samuel Paty a été assassiné il y a six ans par un islamiste qui prônait une idéologie mortifère et qui avait pour ennemi la liberté. C’est dramatique de constater à quel point les différents gouvernements qui se sont succédés depuis une trentaine d’années ont été impuissants face aux atteintes à la laïcité par les islamistes. Le manque de courage politique et le fait de ne penser qu’à être élu ou réélu, qui caractérisent la classe politique, n’aident pas à mener ce combat. Si nous refusons d'accorder notre soutien à nos professeurs, aux musulmans laïques, aux défenseurs de la laïcité et de la liberté, nous acceptons la décadence et la soumission.

Par Karim Maloum

Publié le 16 octobre 2026

Assassinat de Samuel Paty : c’est la République qui est visée et la bête est toujours là, prête à attaquer

La lâcheté, c'est ce qui fait la force des ennemis de la République.

L’assassinat de Samuel Paty est une blessure ouverte dans le corps de la République. Cela fait presque plus de trente ans qu’il n’y a plus de front démocratique contre le totalitarisme islamiste. Cette idéologie de la haine de l’autre se propage à travers toute l’Europe et particulièrement en France.

La menace est toujours présente et a progresse. Le manque de courage politique de nos dirigeant, depuis plus de trente ans, n’aident pas à mener ce combat. Le pire, c’est l’autocensure qui gagne les enseignants. Une partie des politiques et des intellectuels refusent, par lâcheté, de combattre l’islamisme. Certains d’entre eux séparent le terrorisme de l’islamisme et continuent de dédouaner les islamistes.

La France rend hommage à Samuel Paty et Dominique Bernard pour ne pas oublier. Mais cela devra être un moment de prise de conscience afin d’agir pour empêcher que ce qui leur est arrivé ne se reproduise. Et pour cela, il faudra commencer par arrêter la complaisance avec les islamistes, ensuite lutter contre leur idéologie.

Professeur d’histoire-géographie au collège du Bois d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine dans les Yvelines, Samuel Paty avait été sauvagement assassiné par un terroriste islamiste le 16 octobre 2020 parce qu’il avait montré des caricatures de Mahomet lors d’un cours consacré à la liberté d’expression.

La faiblesse de l’État fait la force des islamistes

Ce qui surprend, c’est de voir des personnes qui prônent le progressisme et la lutte contre le racisme s’allier avec ces individus parce qu’ils se réclament de la religion musulmane. Ceux qui alimentent la haine des juifs, des chrétiens et des musulmans modernistes pour draguer l’électorat des quartiers qu’ils considèrent comme étant facile à manipuler font dans le mépris. Il s’agit des mêmes compromissions et des mêmes idiots utiles depuis trente ans. Ils confondent la tolérance et la capitulation. La faiblesse de l’État fait la force des islamistes.

Céder face à ceux qui cherchent à remplacer la loi par la peur, l’identité par l’universel est une attitude inacceptable. Des populations entières ont été livrées aux escrocs et aux propagandistes de la haine. Leur discours sur l’islam et l’islamisme est captivant. Il incombe aux intellectuels de se battre aux côtés du reste de la population.

Une partie des politiques et des intellectuels refusent, par lâcheté, de combattre l’islamisme. Certains d’entre eux séparent le terrorisme de l’islamisme et continuent de dédouaner les islamistes.

L’islamisme sera vaincu quand…

Il y a de la lâcheté à tous les niveaux. Samuel Paty avait été menacé. Il fut lâché par sa hiérarchie. Un professeur menacé doit savoir que son institution le protégera. Un professeur attaqué doit savoir que sa hiérarchie le défendra. La lâcheté, c’est ce qui fait la force des ennemis de la République. La peur doit changer de camp.

Depuis des années et des années, l’islamisme menace les Français. Il sera vaincu quand l’on n’aura pas besoin de protection policière pour défendre ses idées. Quand les Français musulmans ou supposées qui sont démocrates pourront vivre sans aucune restriction dans le pays de Victor Hugo et de Voltaire. Quand les juifs et les synagogues ne seront pas contraints de se barricader à chaque fois qu’une tragédie survient au Proche-Orient. Quand les enseignants n’auront pas peur de finir comme Samuel Paty et Dominique Bernard.

Il ne suffit pas de se souvenir des assassinats de Samuel Paty et de Dominique Bernard et déposer une gerbe une fois par an. Si nous refusons d’accorder notre soutien aux professeurs, aux musulmans démocrates, aux défenseurs de la laïcité et de la liberté, nous acceptons la décadence et la soumission.

K. M.

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