Il s'était évadé de la prison de Villepinte

L’auteur de l’évasion avec de faux policiers a été interpellé dans les Pyrénées-Orientales 

Après deux semaines de cavale, l'auteur de l'évasion spectaculaire, avec de faux policiers, de la prison de Villepinte, en Seine-Saint-Denis, a été interpellé, hier soir, dans les Pyrénées-Orientales et a été présenté, aujourd'hui, à un juge à Paris.

Par Christophe Rivière

Publié le 21 mars 2026

L’auteur de l’évasion avec de faux policiers a été interpellé dans les Pyrénées-Orientales 

Le détenu s'est évadé le 7 mars de la prison de Villepinte, en Seine-Saint-Denis.

L’évadé Ilyas Kherbouch, alias « Ganito », dont la cavale a pris fin ce vendredi 20 mars, sera présenté ce samedi à un juge des libertés et de la détention à Perpignan avant son transfert vers Paris, d’après le parquet de Paris.

L’homme, qui s’était évadé le 7 mars de la prison de Villepinte, en Seine-Saint-Denis, avec de faux policiers, a été interpellé par les éléments de la BRI des Pyrénées-Orientales et de l’Hérault sur mandat d’arrêt délivré par la cour d’appel de Paris.

« Ilyas Kherbouch a été interpellé en compagnie d’une femme le 20 mars 2026, à 20h55, sur la commune de Canet-en-Roussillon », a indiqué, ce samedi, 21 mars, la procureure de Paris Laure Beccuau dans un communiqué. Elle a ensuite regretté que « la révélation immédiate de ces interpellations a mis en difficulté la conduite des opérations à diligenter en urgence afin de recueillir des éléments de preuve ».

Lorsque l’information était tombée, elle avait été largement relayée par la presse et commentée. Parce que l’incident était plus qu’insolite, les faits étaient graves.

Trois personnes avec de faux documents de police et de faux documents judiciaires

« Trois personnes » s’étaient présentées, le 7 mars, vers 16h, à la maison d’arrêt de Villepinte avec « de faux documents de police » et « de faux documents judiciaires aux fins d’extraction pour une prétendue garde à vue » d’un détenu du nom d’Ilyas Kherbouch, d’après les premiers éléments des investigations connus par le parquet.

« Après la fouille avec palpation d’usage » et l’examen des documents, « les agents pénitentiaires ont remis le détenu » aux faux policiers, « qui ont immédiatement quitté les lieux », avait précisé une source proche du dossier citée par l’AFP.

Après quarante-huit heures, temps maximal d’une garde à vue, l’administration de la prison s’était inquiétée que le détenu ne soit pas revenu. Il s’est alors avéré qu’il s’agissait d’une évasion orchestrée par de faux policiers avec de faux documents de police et de justice.

Ch. R.

La rédaction vous conseille

Envie de lire tous les articles ?

Débloquez immédiatement tous les articles. Sans engagement.

Abonnement

Débloquez immédiatement tous les articles.

Je m'abonne

Newsletter

Recevez chaque semaine les titres à la Une

Inscrivez-vous
Activer les notifications OK Non