11 septembre 2001 : un traumatisme en partage
Par Caroline Yadan (*)
Publié le 11 septembre 2025

11 septembre, 7 janvier, 13 novembre, 7 octobre, et tant d'autres dates encore, l’ennemi est le même, l’islamisme.
Il est des dates qui ne s’effacent pas. Des brûlures gravées au fer rouge dans la mémoire des nations. Des jours où la terreur, aveugle et sauvage, s’abat sans prévenir, brisant des vies, des familles et des certitudes.
Le 11 septembre 2001, deux avions transpercent le ciel bleu de New York et l’on croit voir s’écrouler, avec les tours, la promesse d’invulnérabilité de l’Amérique. 2977 hommes, femmes, enfants périssent sous les décombres. Le monde entier découvre Al-Qaïda et retient son souffle.
Le 7 janvier 2015, en France, les crayons de Charlie Hebdo sont réduits au silence. Sa rédaction est décimée tandis que l’on assassine des juifs dans un supermarché. Le 13 novembre, le Bataclan se transforme en charnier. S’en suivent des manifestations de solidarité de grande ampleur, des « vous n’aurez pas ma haine », des minutes de silence, des promesses de fermeté auxquelles succèdent des amnésies et des renoncements.
Le 7 octobre 2023, à l’aube, le Hamas branche armée des Frères musulmans, nourri par l’Iran, s’abat sur Israël. Familles massacrées, enfants brûlés vifs, femmes violées et mutilées, kibboutz anéantis, otages suppliciés. Un pogrom en direct et en diffusion simultanée. Pourtant la stupeur ne fait pas union. La compassion, très vite, se brise en morceaux. Les réseaux sociaux s’emplissent de justifications et les plateaux de prudents et lâches « oui mais » dans une volonté de légitimation du pire.
11 septembre, 7 janvier, 13 novembre, 7 octobre, et tant d’autres dates encore, l’ennemi est le même. L’islamisme radical, hydre aux visages multiples, mu par une idéologie de mort. Il veut s’imposer, sans négociation possible et n’offre que deux issues : la soumission ou la disparition.
Son projet, qui a fait basculer le monde en 2001, est clair : briser l’Occident en orchestrant, grâce au financement et à la propagande de régimes dictatoriaux, le déclin de nos démocraties par la peur, le relativisme et le refus de nommer.
Inversion accusatoire, antisionisme érigé comme langage universel de la résistance, chasse aux juifs au nom des droits humains, assignations identitaires, accusations postcoloniales, criminalisation d’Israël, guerre en Ukraine, embastillement d’un écrivain malade, fatwas et menaces sont autant de pièges visant à affaiblir notre universalité et ses principes fondateurs : l’Etat de droit et la liberté d’expression.
11 septembre, 7 janvier, 13 novembre, 7 octobre. Ces dates ne sont pas des faits divers, elles sont des avertissements. Elles nous rappellent qu’une guerre nous a été déclarée et que nous sommes encore trop nombreux à détourner le regard face à ceux qui, déjà, ont décidé de se soumettre en se réfugiant dans l’illusion d’un compromis.
Chaque fois qu’un avion s’écrase contre une tour, chaque fois que des dessinateurs sont décimés, chaque fois que des juifs sont massacrés et des civils délibérément assassinés c’est notre destin commun qui chavire.
Les traumatismes historiques peuvent être le prémice d’autres malheurs à venir ou des catalyseurs pour révéler nos failles et repenser la protection des peuples.
L’histoire nous met en demeure : soit nous adaptons nos démocraties aux menaces modernes – terrorisme transnational, cyberattaques, conflits asymétriques –, soit nous sombrons. Notre survie en dépend.
C. Y.
(*) Députée de la 8e circonscription des Français établis hors de France.
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