Violence des mineurs : sortir du déni et établir une justice centrée sur les victimes

Notre justice ferait bien de s’inspirer de ce livre, très court et pourtant si instructif de Maurice Berger : « Mineurs violents, Etat inconsistant – Pour une révolution pénale ». Le Docteur Maurice Berger appuie ses réflexions sur plus de trente-cinq ans passés dans l’accompagnement des mineurs violents, notamment en sa qualité de pédopsychiatre pour différentes structures, services psychiatriques ou centres éducatifs renforcés. Il analyse ainsi l’évolution de la situation et partage le fruit de son expérience en exposant clairement ce qui fait défaut dans notre système juridique et en proposant une vraie révolution pénale, sous-titre ayant valeur de souhait autant que d’avertissement. Sans ces mesures assez dures qu’il préconise à prendre rapidement, notre justice continuera d’être en incapacité de juguler la violence des mineurs qui sont de plus en plus violents, de plus en plus jeunes. Ainsi, cet ouvrage conclut une trilogie dédiée à la montée de la violence en France, mais peut tout à fait se lire indépendamment des deux premiers titres, « Sur la violence en France » et « Faire face à la violence en France ».

Par Nicolas Bourez

Publié le 23 août 2025

Maurice Berger dresse un constat implacable dès le début : "De plus en plus de mineurs, de plus en plus jeunes, commettent des actes violents sans culpabilité."

Maurice Berger dresse un constat implacable dès le début : « De plus en plus de mineurs, de plus en plus jeunes, commettent des actes violents sans culpabilité, sans aucune conscience de ce qui est bien ou mal, permis ou défendu. »  Il expose tout simplement que la violence a changé de nature et que l’ordonnance de 1945 n’est plus appropriée dans de nombreuses situations. Il poursuit son raisonnement quelques pages plus loin et affirme « Sans cesse, l’idéologie empêche de regarder le réel, nous le payons maintenant. » Toujours dans le constat, mais du côté de la justice cette fois-ci, l’auteur a une expression aussi cruelle que pertinente : « Blessure réelle, peine virtuelle ». Il explique ensuite que ces jeunes sans aucun repère et sans montrer la moindre preuve d’humanité commettent l’irréparable pour des raisons futiles, voire sans aucune raison.

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