Les forces de l’ordre « ne répriment pas la jeunesse» : la réponse cinglante de Laurent Nuñez au Syndicat de la magistrature
"Des accusations graves et sans fondement". Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a réagi ce dimanche à un communiqué du Syndicat de la magistrature, qui a appelé à cesser « de réprimer la jeunesse pour la faire taire » et regretté une «communication accusatoire totalement déconnectée du monde réel».
Par Rédaction Rupture avec AFP
Publié le 4 octobre 2026

Le syndicat de la magistrature ne fait pas état de la violence inacceptable qui a été déclenchée lors de ces manifestations, qui est le fruit d’une manipulation indigne et grossière de la part de la France Insoumise.
« Des accusations graves et sans fondement ». Voilà comment le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, qualifie les dires du syndicat de la magistrature qui accuse, dans un communiqué, les forces de l’ordre de « réprimer la jeunesse pour la faire taire » dans le cadre de la mobilisation des lycéens.
Les forces de l’ordre «ne répriment pas la jeunesse» mais «protègent» élèves et étudiants désireux de «porter pacifiquement leurs revendications», a assuré dimanche le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, réfutant toute intervention «disproportionnée».
Policiers et gendarmes «interviennent avec fermeté et sans délai pour faire cesser les dégradations, violences, exactions commises par les fauteurs de troubles et ce avec proportionnalité sous le contrôle de leur hiérarchie et le cas échéant de la Justice», a ainsi affirmé le ministre de l’Intérieur sur son compte X.
Les forces de l’ordre de la République ne répriment pas la jeunesse mais protègent et encadrent les élèves et étudiants qui veulent porter pacifiquement leurs revendications. Elles interviennent en revanche avec fermeté et sans délai pour faire cesser les dégradations, violences, exactions commises par les fauteurs de troubles et ce avec proportionnalité sous le contrôle de leur hiérarchie, et le cas échéant de la Justice. Face à des accusations graves et sans fondement d’interventions soit disant brutales et disproportionnées qui seraient dirigées de surcroît contre « les jeunes racisés issus des quartiers populaires », je veux évidemment m’inscrire en faux et à nouveau apporter tout mon soutien aux forces de sécurité intérieure que je dirige et les remercier pour leur engagement sans faille ces jours derniers dans le cadre du mouvement lycéen et pour les jours à venir. Elles méritent autre chose que ce genre de communication accusatoire totalement déconnectée du monde réel. C’est très grave et très inquiétant.
— Laurent Nuñez (@NunezLaurent) October 4, 2026
Répondant au syndicat de la magistrature (SM), qui a appelé à cesser « de réprimer la jeunesse pour la faire taire », Laurent Nuñez a déploré des « accusations graves et sans fondement d’interventions soi-disant brutales et disproportionnées qui seraient dirigées de surcroît contre les jeunes racisés issus des quartiers populaires ». Il a également regretté une «communication accusatoire totalement déconnectée du monde réel»de la part du syndicat.
Il y a eu 1 747 interpellations pour la seule journée de vendredi 2 octobre et plus de 5000 depuis lundi
Entre face-à-face avec les forces de l’ordre, grilles d’entrée léchées par les flammes ou poubelles incendiées, les tensions ont perduré vendredi aux abords d’établissements scolaires où les lycéens étaient mobilisés.
La situation est-elle pour autant devenue hors de contrôle ? Laurent Nuñez se montre plus mesuré. Invité du 20H de TF1, le ministre de l’Intérieur a souligné que « 735 établissements ont été concernés par la mobilisation », ce vendredi 2 octobre, « c’est 30% de moins »qu’hier.
« Nous avons eu des violences urbaines à proximité de 158 établissements : jets de projectiles, prises à partie des forces de l’ordre, des enseignants, de journalistes, de passants », a détaillé sur TF1 le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, annonçant 1 747 interpellations vendredi et plus de 5 000 depuis lundi.
Quarante proviseurs ont été blessés depuis le début du mouvement, affirme Edouard Geffray, mais la plupart des chefs d’établissement concernés lui ont affirmé que « les personnes qu’ils avaient eues en face d’eux au moment des faits violents » n’étaient pas leurs élèves.
Jeudi 1er octobre, près de 2 000 personnes ont été interpellées en marge des actions de blocage de lycées qui ont été émaillées de violences. Pour la plupart, il s’agit de mineurs.
L’inspection générale de la police nationale (IGPN), la « police des polices », a été saisie de cinq enquêtes.
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