Sénatoriales 2026 : en réussissant à former un groupe pour la première fois, le RN conforte sa percée à sept mois d’une élection présidentielle 

Dimanche, 178 sièges du Sénat ont été renouvelés. Les équilibres politiques n'ont pas été bouleversés, mais la percée historique du RN, avec la constitution pour la première fois d’un groupe au Sénat, en ajoutant neuf sénateurs à ses trois élus, et avec l’appoint de trois sénateurs de l’UDR, marque un tournant dans la vie politique en France et conforte son récit de gagner les élections présidentielles.

Par Karim Maloum

Publié le 28 septembre 2026

Sénatoriales 2026 : en réussissant à former un groupe pour la première fois, le RN conforte sa percée à sept mois d’une élection présidentielle 

Le Rassemblement national s'affiche toutefois comme l'un des gagnants de la soirée électorale, avec la constitution du premier groupe de son histoire au Sénat.

Entrée fracassante du groupe Rassemblement national au Sénat. En ajoutant neuf sénateurs à ses trois élus, et avec l’appoint de trois sénateurs Union des droites pour la République, le Rassemblement national va obtenir des moyens supplémentaires.
Ce dimanche s’est tenu le scrutin sénatorial, qui a renouvelé 178 sièges de sénateurs sur 348, dans 64 circonscriptions.

Les principaux enseignements de ce scrutin, le dernier avant l’élection présidentielle du printemps 2027 et sans surprise, à l’issue des résultats quasi définitifs, la droite et le centre droit vont conserver la nette majorité dont ils disposent depuis 2014, avec les groupes Les Républicains et Union centriste. La France insoumise, elle, s’invite pour la première fois au sein de cet hémicycle, alors que la gauche reste plutôt stable.

La droite et le centre ont « perdu quelques plumes », comme le dit le sénateur Horizons Claude Malhuret, lui-même réélu dès le premier tour dans l’Allier, mais restent toutefois majoritaires. Gérard Larcher devrait être reconduit sans difficulté à la présidence de l’institution.

En raison de sa présence au niveau local, en particulier lors des dernières élections municipales, le RN peut revendiquer de nouveaux élus dans les Bouches-du-Rhône, le Var, le Gard, le Vaucluse, l’Hérault, ainsi qu’en Seine-Maritime et en Gironde, remportée par la députée Edwige Diaz. « Aujourd’hui il n’y a plus aucun plafond de verre qui tient, même sur une élection à suffrage indirect », a réagi cette dernière, pressentie pour prendre la tête du groupe.

Le RN a désormais un groupe

Ce scrutin marque la percée du Rassemblement National. Ce succès s’explique notamment par la progression le parti à la flamme dans les villes moyennes lors des élections municipales de mars. « C’est une victoire historique et une étape majeure qui est franchie avec la constitution pour la première fois d’un groupe au Sénat. Les résultats vont au-delà de ce que nous pouvions espérer, la percée est générale, confirmant l’accélération de l’implantation du Rassemblement national sur tout le territoire », a déclaré Marine Le Pen sur X (ex-Twitter).

Pour le président du RN, Jordan Bardella, ces résultats « marquent une étape dans l’enracinement du RN » : « La constitution d’un groupe Rassemblement National au Sénat confirme la dynamique de notre mouvement à l’approche de la mère des batailles : l’élection présidentielle », a-t-il déclaré sur X.

L’autre point important pour le Parti de Marine Le Pen : il ne dépendra pas de l’UDR, le parti d’Eric Ciotti, qui devrait ajouter trois élus au groupe pour le porter à 15 membres, davantage que les groupes écologiste et radicaux de gauche

Le RN restera un parti qui ne jouera aucun rôle dans les décisions du Sénat, mais sera en mesure de peser sur les débats et obtiendra des moyens supplémentaires, à la fois matériels et financiers.

K. M.

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