Une commémoration est prévue à Colombey-les-Deux-Églises

Il y a 55 ans disparaissait le Général de Gaulle, ce héros de la France

Un hommage au général de Gaulle, mort le 9 novembre 1970, est organisé ce dimanche à Colombey-Les-Deux-Églises. De Gaulle n’était pas seulement un homme d’État. Il était l’incarnation de la France éternelle, un visionnaire dont la volonté inflexible a sauvé l’honneur de notre pays lors des heures les plus sombres.

Par Marie Dolores Prost

Publié le 9 novembre 2025

Il y a 55 ans disparaissait le Général de Gaulle, ce héros de la France

Leader visionnaire, le Général de Gaulle a fondé la Ve République et défendu l'indépendance de la France.

Aujourd’hui, le 9 novembre 2025, la France honore avec une grande émotion le 55e anniversaire de la disparition de Charles de Gaulle, un géant de l’histoire française, un symbole de la Résistance et de la souveraineté nationale. Né le 22 novembre 1890 à Lille, le Général s’est éteint le 9 novembre 1970, emportant avec lui une ère de grandeur et d’héroïsme qui continue de nous inspirer. Son départ a plongé la France dans un deuil abyssal, comme si le cœur même de la nation avait cessé de battre.

De Gaulle n’était pas seulement un homme d’État ; il était l’incarnation de la France éternelle, un visionnaire dont la volonté inflexible a sauvé l’honneur de notre pays lors des heures les plus sombres. En ce jour, rendons hommage à cet homme exceptionnel, avec admiration pour son génie et émotion pour la perte irrémédiable qu’il représente. 

Les circonstances tragiques d’un départ soudain 

Le soir du 9 novembre 1970, dans la quiétude de sa résidence de La Boisserie à Colombey-les-Deux-Églises, ce petit village paisible à 200 kilomètres de Paris, Charles de Gaulle, âgé de 79 ans, s’installe pour regarder les actualités à la télévision. Soudain, une rupture d’anévrisme foudroyante l’emporte, sans avertissement, sans adieux prolongés. Sa fidèle épouse, Yvonne, veille sur lui et demande un moment pour informer la famille avant que la nouvelle ne se propage. Quelle douleur muette, quelle solitude dans ce moment intime ! Le lendemain matin, c’est Georges Pompidou, son successeur, qui annonce à la nation, la voix brisée : « Le général de Gaulle est mort. La France est veuve. » Ces mots, simples et déchirants, ont résonné comme un cri de désespoir collectif, marquant le début d’un deuil qui a uni les Français au-delà des clivages politiques. 

Retiré de la présidence depuis 1969 après un référendum perdu, Charles de Gaulle passait ses jours à rédiger ses Mémoires d’espoir, un testament littéraire empreint de sagesse et de vision. Il avait qualifié la vieillesse de « naufrage », mais jusqu’au bout, il luttait avec cette résilience qui le définissait, affirmant : « J’achèverai trois livres, si Dieu m’accorde la vie. » Le premier volume devint un best-seller fulgurant, preuve de l’amour indéfectible du peuple pour son héros.  Son départ n’était pas seulement une fin ; c’était la perte d’un guide spirituel, d’un père pour la nation.

Un océan de larmes et d’hommages

La nouvelle de sa mort a provoqué une vague d’émotion sans précédent. En France, un deuil national fut déclaré, et les citoyens, de tous âges et horizons, pleurèrent comme si un membre de leur famille les avait quittés. Les journaux titraient en gros caractères, et les rues de Paris se remplirent de Parisiens en larmes, lisant les éditions spéciales avec un mélange de choc et de révérence. Sur la scène internationale, les tributes affluèrent, témoignant de l’admiration universelle pour cet homme qui avait remodelé le monde d’après-guerre.

Le président américain Richard Nixon déclara avec une profondeur touchante : « Il a fourni l’inspiration à une époque en danger d’être submergée par le banal, et donc sa disparition est une perte non seulement pour les Français mais pour tous les peuples libres. » 

D’autres leaders, comme le Premier ministre britannique Edward Heath et le chancelier ouest-allemand Willy Brandt, exprimèrent leur profonde tristesse. Même Ahmed Ben Bella, premier président de l’Algérie indépendante, reconnut avec émotion : « Il fut le chef militaire qui nous porta les coups les plus durs, mais il voyait plus loin que les autres. »  Et que dire du président Bokassa de la République centrafricaine, vu en larmes lors des funérailles, incarnant le chagrin d’un continent entier ?  Des leaders de près de 100 nations se rassemblèrent pour honorer ce géant, prouvant que de Gaulle n’appartenait pas seulement à la France, mais à l’humanité. 

Des funérailles entre simplicité et solennité épique

Fidèle à sa personnalité humble et grandiose, de Gaulle avait souhaité des funérailles simples. Le 12 novembre 1970, à Colombey-les-Deux-Églises, son corps fut inhumé en présence uniquement de ses Compagnons de la Libération, ces héros de la Résistance qui l’avaient suivi dans l’adversité. Porté par huit jeunes villageois sur un véhicule blindé Panhard EBR, son cercueil descendit en terre près de sa fille Anne, décédée prématurément. Au même instant, les cloches de toutes les églises de France sonnèrent, commençant par Notre-Dame et se propageant comme un sanglot national, unisson de peine et de fierté. 

Parallèlement, un service commémoratif à la cathédrale Notre-Dame de Paris était organisé, avec la présence de Richard Nixon, le prince Charles, la reine Juliana, U Thant de l’ONU… Un rassemblement historique, où l’émotion était palpable, les larmes coulaient librement, et les hommages fusaient comme des prières pour un saint laïque. La pierre tombale, sobre avec seulement son nom et ses dates, symbolise cette humilité qui contrastait avec sa stature immense.

Héritage immortel

Cinquante-cinq ans plus tard, l’admiration pour le Général de Gaulle ne faiblit pas ; elle s’amplifie. Comparé à Napoléon et Charlemagne, il est ce leader visionnaire qui a fondé la Ve République, défendu l’indépendance de la France et inspiré des générations. François Mitterrand, son rival, déclara en 1990 : « Il est entré au panthéon des grands héros nationaux, où il précède Napoléon et ne suit que Charlemagne. » 

Son nom illumine l’aéroport Charles-de-Gaulle, le porte-avions nucléaire, des rues du monde entier. Il nous rappelle que la grandeur naît de la conviction et du courage. 

M. D. P.

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